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Brexit : Dublin juge "inacceptable" la proposition de Boris Johnson sur l’Irlande du Nord

Un bus pour Dundalk, en République d'Irlande, traverse la ville de Newry, en Irlande du Nord.
Un bus pour Dundalk, en République d'Irlande, traverse la ville de Newry, en Irlande du Nord. Lorraine O'Sullivan, Reuters

À la recherche d'un "compromis" avec Bruxelles sur le Brexit, Boris Johnson a proposé mercredi que l’Irlande du Nord reste dans le marché commun européen jusqu’en 2025. Une disposition "inacceptable" pour la République d'Irlande.

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Une "relation spéciale" entre l’Irlande du Nord et l'Union européenne jusqu’en 2025. Voilà comment le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a présenté mercredi 2 octobre son plan concernant la province britannique d’Irlande du Nord afin de trouver un "compromis" avec Bruxelles sur le Brexit.

Mais cette "relation spéciale" n’est pas du goût de la République d’Irlande. Plusieurs ministres ont fait savoir mercredi que le plan de Boris Johnson était "inacceptable".

La ministre irlandaise des Affaires européennes, Helen McEntee, a dit douter de la sincérité du Premier ministre à conclure un accord. "Ce dont il s’agit, c’est encore de choisir certains aspects du marché commun qui seraient appliqués en Irlande du Nord. C’est discuter d’une disposition limitée dans le temps, ce qui, encore une fois, est inacceptable", a-t-elle souligné.

Un plan "inacceptable et inapplicable" pour le Fianna Fáil

Dans un entretien à la chaîne de télévision Virgin Media One mardi soir, Simon Coveney, le ministre irlandais des Affaires étrangères, a pour sa part décrit les propositions rapportées par The Telegraph comme "préoccupantes", indiquant ne pas y voir les fondations pour un accord entre Londres et Bruxelles.

"Nous n'avons rien vu (...). Mais si les articles que nous lisons ce soir disent vrai, il ne semble pas y avoir les bases pour un accord, c'est une certitude", a dit Simon Coveney.

L'analyse de notre correspondante à Bruxelles, Alix LE BOURDON

Selon The Guardian, le plan de Boris Johnson est soutenu par le Parti unioniste démocratique nord-irlandais (DUP). La dirigeante du DUP, Arlene Foster, a indiqué qu’elle espérait que l’UE considère cette offre sérieusement, rapporte The Guardian.

Le quotidien britannique précise que pour Lisa Chambers, la porte-parole de Fianna Fáil chargée du Brexit, le plan est "inacceptable et inapplicable".

"Le Royaume-Uni renégocie des engagements faits aux habitants de l’île qu’il n’y aurait pas de 'hard border' [une frontière comprenant des points de passage contrôlés par des douaniers, NDLR]. Cela renverrait notre pays des années en arrière. Vous pouvez vous demander si le Premier ministre Johnson envisage sérieusement de conclure un accord, ce plan laisse entendre le contraire", a-t-elle écrit sur Twitter.

"Deux frontières pour quatre ans"

Révélé mardi par The Telegraph, le plan, baptisé "deux frontières pour quatre ans", implique que l'Irlande du Nord resterait largement intégrée au marché unique européen jusqu'en 2025 au moins mais quitterait l'union douanière en même temps que le reste du Royaume-Uni.

"Ce plan, dont les grandes capitales européennes ont été mises au courant mardi, acceptera la nécessité à la fois d'une frontière réglementaire entre le Royaume-Uni et l'Irlande du Nord en mer d'Irlande pour une période de quatre ans et des contrôles douaniers entre l'Ulster et la République d'Irlande", détaille le quotidien britannique.

Au terme de ces quatre années, l'assemblée autonome d'Irlande du Nord serait libre de décider de rester alignée sur l'UE ou de réintégrer les règles britanniques, en escomptant que Londres et Bruxelles se soient accordés d'ici là sur le futur cadre de leurs relations commerciales.

Avec Reuters

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