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Affaire ukrainienne : Donald Trump passe à l'attaque

Donald Trump à la Maison Blanche le 2 octobre 2019.
Donald Trump à la Maison Blanche le 2 octobre 2019. Brendan Smialowski, AFP

Le président américain, qui continue à voir un complot contre lui dans l'affaire ukrainienne, s'est déchaîné mercredi contre les élus démocrates menant l'enquête pour "impeachment", et contre son rival Joe Biden.

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correspondante à Washington

L'heure est à la surenchère. Visiblement exaspéré par les accusations dont il fait l'objet dans l'affaire ukrainienne, Donald Trump, sous le coup d'une enquête des démocrates pour "impeachment", n'hésite pas à employer les grands mots. Dimanche, le président des États-Unis évoquait des risques de "guerre civile". Mardi, il a dénoncé un "coup d'État" contre lui. Et, mercredi 2 octobre, il a conseillé aux démocrates d'arrêter de perdre du temps "avec des conneries".

Dans son viseur : Adam Schiff, le chef démocrate de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants. Il est devenu le visage de l'enquête visant à inculper le président, première étape d'une procédure en vue d'une destitution. La semaine dernière, il avait paraphrasé et dramatisé la conversation téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelenski. Une "fausse" déclaration comparable à un délit de "trahison", selon le milliardaire, qui qualifie, lui, ce coup de fil de "parfait".

Mercredi, en pleine conférence de presse à la Maison Blanche avec le président finlandais, Donald Trump a également accusé Adam Schiff d'avoir orchestré la fuite du lanceur d'alerte à l'origine du scandale. Le New York Times a rapporté que la commission du Renseignement avait eu vent des accusations de cet anonyme avant que ce dernier ne rédige un signalement officiel à sa hiérarchie. "Il l'a aidé à l'écrire, c'est une arnaque", a lancé un Donald Trump amer. Des allégations immédiatement démenties par l'équipe d'Adam Schiff.

"Biden et son fils sont de vrais escrocs"

Durant la même conférence de presse, le locataire de la Maison Blanche s'est montré très agressif envers Joe Biden, candidat démocrate pour 2020 empêtré malgré lui dans cette affaire ukrainienne. "Biden et son fils sont de vrais escrocs", a-t-il insisté. Le clan Trump accuse depuis plusieurs semaines Joe Biden d'avoir fait limoger un procureur ukrainien alors qu'il était vice-président, et ce afin de protéger son fils Hunter, qui travaillait à l'époque pour une compagnie gazière en Ukraine. Des allégations non fondées jusqu'ici.

>> À lire aussi sur France 24 : Comprendre l’affaire ukrainienne derrière la procédure "d'impeachment" contre Trump

Côté démocrate, pas question de relâcher la pression. Les élus ont annoncé leur intention d'envoyer, vendredi, une injonction formelle à la Maison Blanche afin qu'elle leur transmette les documents relatifs au dossier ukrainien. "On ne plaisante pas", a assuré Adam Schiff.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo a, lui, déjà reçu une injonction à transmettre des documents au Congrès. Mais il a laissé planer le doute sur sa volonté d'obtempérer. Mercredi matin, il a admis avoir été témoin direct de la conversation téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski.

Des documents suspects

L'inspecteur général du département d'État, Steve Linick, a de son côté partagé mercredi avec des élus démocrates le contenu étrange d'une enveloppe siglée "Maison Blanche". Cette dernière renferme de "fausses informations" et des "théories du complot" sur Joe Biden et l'ancienne ambassadrice des États-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch.

"La réunion et les documents soulèvent des questions troublantes sur les efforts apparents au sein et en dehors de l'administration Trump pour cibler des représentants précis", ont dénoncé les dirigeants démocrates dans un communiqué. CNN croit savoir que Rudy Giuliani, l'avocat personnel du président Trump, a confié les documents en question à la Maison Blanche, qui les a ensuite transmis à Mike Pompeo.

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