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La Corée du Nord confirme avoir tiré un nouveau missile depuis un sous-marin

L'agence de presse officielle nord-coréenne a diffusé jeudi 3 octobre 2019 la photo du lancement d'un missile depuis un sous-marin.
L'agence de presse officielle nord-coréenne a diffusé jeudi 3 octobre 2019 la photo du lancement d'un missile depuis un sous-marin. KCNA via KNS, AFP

Pyongyang a lancé mercredi un "nouveau type" de missile balistique depuis un sous-marin, a confirmé l'agence de presse nord-coréenne jeudi. Les pourparlers avec Washington sont censés reprendre samedi.

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Alors que les discussions doivent reprendre samedi entre Washington et Pyonyang, la Corée du Nord a confirmé jeudi 3 octobre avoir avoir testé, la veille, un "nouveau type" de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin.

L'agence officielle de presse nord-coréenne KCNA a identifié cet engin comme étant un Pukguksong 3, c'est-à-dire un missile mer-sol balistique (SLBM), comme le présumait l'état-major sud-coréen.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a adressé ses "chaleureuses félicitations" aux unités de recherche impliquées dans ce tir, qui n'a eu "aucun impact néfaste sur la sécurité des pays voisins", selon cette agence.

>> À lire aussi : Le programme nucléaire nord-coréen carbure aux cyberattaques

Pyongyang a pour habitude de procéder à des manœuvres militaires à la veille de pourparlers diplomatiques, une façon de peser un peu plus dans les négociations. Mercredi, les États-Unis avaient appelé la Corée du Nord à "s'abstenir de commettre des provocations" et à "rester engagée dans des négociations substantielles et soutenues" visant à apporter la stabilité et la dénucléarisation à la péninsule.

Nouveau cap

L'état-major sud-coréen a fait savoir qu'un missile avait parcouru mercredi matin 450 km en direction de la mer du Japon, à l'est de la péninsule, atteignant une altitude maximale de 910 km. "De tels actes (...) n'aident pas à apaiser les tensions dans la péninsule coréenne et nous exhortons une nouvelle fois (Pyongyang) à y mettre fin immédiatement", a ajouté l'armée sud-coréenne.

Le Pukguksong est un SLBM dont le premier essai réussi remonte au 24 août 2016. Il avait volé sur 500 km en direction du Japon, ce qui avait conduit Kim Jong-un à affirmer que le territoire continental américain était désormais à portée d'un sous-marin croisant dans le Pacifique.

Ce tir d'un missile mer-sol balistique prouve que Pyongyang a franchi un nouveau cap et serait désormais en capacité de frapper au-delà de la péninsule coréenne. Selon des experts, il s'agit d'un missile de portée intermédiaire pouvant parcourir environ 2 000 km.

Selon Tokyo, une partie du missile est tombée dans la Zone économique exclusive (ZEE) du Japon, un espace maritime situé entre les eaux territoriales et internationales.

Reprise des discussions

Ce tir est intervenu au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington, qui devraient relancer le processus diplomatique huit mois après l'échec du sommet de Hanoï.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, dont le pays est le principal allié de Pyongyang, a appelé Washington à alléger sa pression sur la Corée du Nord. Pyongyang "a pris une série de mesures positives", les États-Unis "doivent faire la moitié du chemin et répondre de manière positive", a-t-il déclaré à des journalistes.

Quant à la France, elle a jugé mercredi que le nouveau tir de la Corée du Nord compromettait toute "négociation sérieuse" avec ce pays sur son programme nucléaire.

Avec AFP

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