Accéder au contenu principal
Dans la presse

"En Irak, répression sanglante des manifestations contre la corruption et le chômage"

France 24

Dans la presse, ce jeudi 3 octobre, la poursuite de la répression sanglante des manifestants mobilisés contre la corruption et le chômage en Irak. Un nouveau plan signé BoJo. De nouvelles taxes américaines sur les produits européens. Et la condamnation, aux États-Unis, d’une policière blanche, pour le meurtre d’un jeune noir désarmé.

Publicité

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan.

A la Une de la presse, la poursuite de la répression, en Irak, des manifestants mobilisés contre la corruption et le chômage.

Après deux journées de manifestations, qui ont fait au moins neuf morts, dont huit manifestants, un couvre-feu a été décrété dans la capitale, Bagdad, et plusieurs villes «jusqu’à nouvel ordre» - une disposition qui ne calme pas les inquiétudes du journal irakien Al Madaa, alarmé de voir «les places où se retrouvent les manifestants transformées en zone de guerre» et les forces de l’ordre utiliser des balles réelles. «Les forces de l’ordre tirent à balles réelles sur les manifestants à Bagdad et ailleurs. 9 morts: tel est le bilan de la répression du droit des Irakiens à manifester», s’indigne Azzaman, un autre quotidien irakien. The National évoque, lui, des manifestations constituant «un défi majeur pour l’autorité du Premier ministre Adel Abdul Mahdi», et des violences qui font craindre le retour de «l’instabilité politique» en Irak. Le journal émirati rappelle les difficultés du pays à se remettre de «plusieurs années de guerre, de terrorisme, de conflits sectaires, de corruption institutionnalisée et de menaces contre sa souveraineté».

Il a promis au Royaume-Uni de lui rendre sa souveraineté: Boris Johnson a présenté hier son plan pour le Brexit. Qualifié de «compromis» par le Premier ministre britannique, pour éviter un Brexit sans accord le 31 octobre prochain, ce plan est-il enfin le bon? Est-ce le début de la fin de l’appartenance à l’Union européenne? The Daily Express, en tout cas, l’espère très fort, et présente le texte de Boris Johnson comme son «plan final pour mettre un terme au blocage avec l’UE». Mais si le plan du Premier ministre «unit les partisans du Brexit», il aurait reçu, en revanche, «un accueil glacial à Bruxelles», d’après The Financial Times. «M. Johnson a exposé un document dont il espère qu’il mettra fin à une agonie de trois ans autour du Brexit, mais (le traitement de la question de la frontière irlandaise par ce) document est sujet à controverse», prévient le journal. «Consternation à Bruxelles face au plan de Boris Johnson sur le Brexit»: d’après The Guardian, l’UE aurait émis plus que des réserves, son négociateur en chef, Michel Barnier, ayant même livré en privé «une analyse cinglante sur les nouvelles propositions (de Boris Johnson) sur la frontière irlandaise», qu’il aurait décrites comme un «piège».

L’Union européenne, qui se voit imposer de nouvelles taxes douanières par les Etats-Unis, à partir du 18 octobre prochain. L’Organisation mondiale du commerce, l’OMC, vient de donner son accord aux Etats-Unis, pour qu’ils augmentent de 10% les taxes sur les nouveaux avions importés de l'Union européenne et de 25% les taxes sur d'autres produits, tels le vin, le fromage, le café et les olives - une décision qualifiée de «grande victoire pour les Etats-Unis», par le président américain: «Donald Trump attaque, maintenant les ennemis, c’est nous», réagit La Repubblica, en Italie, qui assure que «l’Union européenne étudie les mesures qu’elle pourra adopter en représailles». Au pays du parmesan, la hausse des taxes américaines est perçue comme «un pas de plus vers la guerre commerciale» - d’où l’ironie d’Il Manifesto, qui lance à l’intention du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo: «Cheese», comme lorsqu’on est prié de sourire pour une photo.

Aux Etats-Unis, justement, une policière blanche a été condamnée hier à 10 ans de prison pour le meurtre de son voisin noir. Amber Guyger était poursuivie pour avoir abattu, par erreur, il y a un peu plus d’un an, à Dallas, au Texas, un jeune noir désarmé, Botham Jean, dont elle avait confondu l’appartement avec le sien. Ce fait-divers avait provoqué un intérêt national, et sa conclusion, la condamnation de la policière à une peine de prison ferme, est un événement, selon NBC, qui rappelle qu’il est extrêmement rare, aux Etats-Unis, qu'un policier blanc ayant tué un Noir soit condamné pour meurtre. La chaîne de télé voit dans la peine infligée à Amber Guyger une avancée, obtenue grâce au mouvement «blacklivesmatter», cette mobilisation née en 2013, après l’acquittement d’un agent de sécurité, qui avait tué un jeune noir désarmé, Trayvon Martin. «Cette décision de justice est (une revanche, ndlr) pour Trayvon Martin, pour Michael Brown, pour Sandra bland, pour Tamir Rice, pour Eric Garner… pour tant d’être humains non armés, noirs et brun, partout en Amérique», a salué l’avocat de la famille de Botham Jean. Sa famille s’est illustrée par un geste extrêmement fort, selon USA Today, qui rapporte qu’une fois la condamnation de la policière Amber Guyger prononcée, le jeune frère de Botham Jean, Brandt Jean, l’a serrée dans ses bras. Et lui a accordé son pardon pour la mort de son frère…

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.