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Après l’occupation d’un centre commercial à Paris, Extinction Rebellion prépare de nouvelles actions

Des manifestants à l'intérieur du centre commercial Italie 2 durant une occupation des lieux à l'initiative d'Extinction Rebellion, à Paris, le 5 octobre 2019.
Des manifestants à l'intérieur du centre commercial Italie 2 durant une occupation des lieux à l'initiative d'Extinction Rebellion, à Paris, le 5 octobre 2019. Lucas Barioulet, AFP

Des centaines de militants ont occupé pendant 17 heures, de samedi à dimanche, un centre commercial parisien. Une journée de "convergence des luttes" qui lance une semaine d’actions internationales du mouvement Extinction Rebellion.

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Ils s’étaient donné rendez-vous et ont convergé vers la place d'Italie à Paris, samedi 5 octobre au matin. Des centaines de militants venus de différents horizons politiques – notamment des activistes écologistes dont des membres d’Extinction Rebellion (XR), des Gilets jaunes et des membres du comité Vérité pour Adama – ont occupé le centre commercial Italie 2, avant de le quitter au milieu de la nuit, à 4 h 30, dimanche 6.

Pendant 17 heures, les manifestants ont investi un "symbole du capitalisme" en prélude à une semaine d'actions internationales du mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion (XR), qui veut forcer les gouvernements à déclarer l'urgence climatique – comme il l’a obtenu du gouvernement britannique en mai dernier.

"Travaille, consomme et ferme ta gueule", "A-ha, anti, anti, anticapitaliste", pouvait-on entendre notamment parmi les slogans des manifestants, au son des tambours, ou encore : "Et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité". Des mots d’ordre et une action non violente qui rejoignent le combat du mouvement XR, qui en est à ses balbutiements en France, comme l’a expliqué France 24 en juillet dernier.

"Ce blocage se fait en convergence avec d'autres associations et mouvements, dans ce lieu emblématique de la consommation qui détruit le vivant", a expliqué XR dans un communiqué, revendiquant "environ 1 000 personnes" sur place.

Une nouvelle occupation à venir dans un lieu non précisé

D’autres slogans et banderoles – également audibles et visibles sur les réseaux sociaux – concernaient la situation à Rouen après l’incendie de l’usine Lubrizol ou encore l’attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris.

Des Gilets jaunes ont aussi entonné le chant "Même si Macron ne le veut pas, nous on est là", entendu depuis près d’un an dans les cortèges chaque week-end.

Le comité Vérité pour Adama était également présent pour faire bloc derrière la bannière écologique. Assa Traoré, la sœur d’Adama, une figure de la lutte contre les violences policières dans les quartiers populaires, a notamment appelé à "reproduire ces actions". "Il faut que le mouvement écologique regarde aussi ce qui se passe dans nos quartiers, le monde écologique doit parler de l’Afrique, de l’Asie", a-t-elle aussi ajouté, selon le média Radio Parleur.

D’autres organisations étaient aussi présentes au centre commercial Italie 2, et nombreuses sont celles à s’être félicitées de l’action, démarrée et terminée dans le calme.

De bon augure pour le mouvement Extinction Rebellion avant le début de sa semaine de "désobéissance civile" dans plusieurs pays du monde, dont la France. L’action d’Italie 2 apparaît ainsi comme une répétition générale avant une nouvelle action lundi, l’occupation d’un lieu non précisé où les participants prévoient, cette fois, de rester plusieurs jours.

Avec AFP

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