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Le gouvernement irakien annonce un plan social pour répondre aux manifestants

Un manifestant irakien brandit le drapeau national lors d'une manifestation contre la corruption de l'État, les services publics défaillants et le chômage, à Bagdad, le 5 octobre 2019.
Un manifestant irakien brandit le drapeau national lors d'une manifestation contre la corruption de l'État, les services publics défaillants et le chômage, à Bagdad, le 5 octobre 2019. Ahmad Al-Rubaye, AFP

Pour tenter de sortir de la crise, née notamment de la colère des Irakiens contre la corruption et le chômage, le Premier ministre Adel Abdoul Mahdi a présenté, dimanche, 17 mesures sociales à l'issue d'une réunion gouvernementale d'urgence.

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À l'issue d'un Conseil extraordinaire, le gouvernement d’Adel Abdel Mahdi a annoncé, dimanche 6 octobre, une série de mesures sociales pour tenter de calmer les protestations qui ont fait une centaine de morts en moins d’une semaine en Irak.

Le décret comprend 17 mesures, allant de l'aide au logement à l'allocation de pensions aux jeunes sans emploi.

Le Premier ministre a également annoncé la construction de 100 000 logements, alors qu'en septembre les autorités locales de plusieurs régions du pays avaient entamé des destructions de maisons situées dans des quartiers informels, où vivent trois millions d'Irakiens qui ont construit sans autorisation sur des terrains de l'État.

>> À lire : "Les manifestations se distinguent par leur spontanéité"

En outre, Bagdad a ordonné l'installation de halles pour les vendeurs ambulants, dans une tentative de créer des emplois, notamment parmi les jeunes dont un sur quatre est au chômage en Irak.

Le chômage des jeunes est la première revendication de la protestation lancée mardi et est une question sensible en Irak, où un jeune s'est immolé en septembre à Kout (sud) après s'être vu confisquer son chariot de vendeur ambulant.

Dédomagement pour les familles des victimes

Les autorités, qui accusent des "saboteurs" et des "tireurs non identifiés" infiltrés de tirer sur les manifestants et les forces de l'ordre, ont annoncé avoir inscrit les personnes tuées dans les violences sur la liste des "martyrs", ouvrant ainsi des droits à des dédommagements pour leurs proches.

>> À voir : Des familles endeuillées après des tirs de snipers

Depuis mardi, selon la Commission gouvernementale des droits humains, au moins 99 personnes ont été tuées et quelque 4 000 blessées lors d'un mouvement réclamant emplois, services et lutte contre la corruption.

Au cours des violences, des sièges de différents partis politiques ont été saccagés et incendiés, alors que les Irakiens conspuent régulièrement leur classe dirigeante. Selon Transparency International, l'Irak est le 12e pays le plus corrompu au monde .

Samedi, le président du Parlement, Mohammed al-Halboussi, avait proposé une série de réformes pour la justice sociale mais l'Assemblée n'était pas parvenue à tenir séance faute de quorum, en raison du boycott de plusieurs listes.

Avec AFP

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