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Reportage

Des médias pris pour cible à Bagdad, en plein mouvement de contestation

Mohammed Abd al-Khaleq, journaliste pour Dijlah TV, à Bagdad.
Mohammed Abd al-Khaleq, journaliste pour Dijlah TV, à Bagdad. France 24

Des chaînes de télévision irakiennes ont été prises pour cible, samedi soir, à Bagdad. Une attaque contre la presse qui intervient en pleine semaine de manifestations. Nos correspondantes Lucile Wassermann et Simona Foltyn ont enquêté sur place.

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Des chaînes de télévision irakiennes ont été prises pour cible, samedi 5 octobre, à Bagdad, en Irak. Leurs locaux, tous installés sur une même avenue, ont été attaqués tard dans la soirée par des hommes masqués et habillés en noir selon les journalistes présents sur place. Une attaque contre la presse qui intervient en pleine semaine de manifestations.

Selon les témoins sur place, 17 pickups sont arrivés, dans lesquels il y avait à chaque fois cinq hommes, habillés en noir. Les véhicules n'avaient pas de plaques d'immatriculation, ils étaient munis de casques et de gilets pare-balles, d'armes légères et d'équipements militaires.

Pour Mohammed Abd al-Khaleq, journaliste pour Dijlah TV, cette attaque intervient en représailles à leur couverture médiatique des manifestations. Il n’a cependant aucune certitude sur l’identité des assaillants. "Il n'y avait rien qui indiquait qu'il s'agissait de forces gouvernementales. Ni les voitures, ni les insignes, que n'importe quelle force est censée porter. Ils étaient sans insignes, sans adresses, sans plaque d'immatriculation. Ils étaient tous masqués", témoigne-t-il.

Un peu plus loin, dans la même avenue, la chaîne NRT a elle aussi été prise pour cible ce soir-là. Ses employés, présents sur place au moment des faits, témoignent du même scénario. Par crainte d'une nouvelle opération, ils préfèrent rester anonymes. "Ils sont entrés ici, ils étaient masqués, nous n'en savons pas plus. Nous ne savons pas à quel groupe ces hommes appartiennent", affirme un homme au micro de France 24.

Selon les forces de sécurité sur place, une enquête est actuellement en cours pour connaître l'identité de ces hommes armés. Le ministère de l'intérieur a condamné ces récentes opérations, mais n'a pas souhaité nous donner plus d'informations sur le sujet.

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