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Algérie : une manifestation étudiante réprimée pour la première fois

Les forces de l'ordre face aux manifestants, le 8 octobre 2019, dans les rues d'Alger.
Les forces de l'ordre face aux manifestants, le 8 octobre 2019, dans les rues d'Alger. AFP

La police a tenté d'empêcher les étudiants de manifester à Alger comme ils le font chaque mardi. Il s'agit d'une première depuis le début, en février, du mouvement inédit de contestation en Algérie.

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Pour la première fois, les forces de l’ordre ont réprimé mardi 9 octobre à Alger une manifestation d’étudiants qui se déroule chaque semaine depuis le début, en février, du mouvement de protestation en Algérie.

Dans le centre de la capitale, les policiers ont tenté à plusieurs reprises de bloquer et de disperser les manifestants, procédant notamment à des arrestations, dans et en marge du cortège, qui s'est reconstitué plus loin.

"Il y a eu un haut niveau de répression aujourd’hui car pour la première fois depuis 33 semaines, la police a tenté d’empêcher la manifestation des étudiants. Une présence policière extrêmement importante avec plus d’une centaine d’interpellations qui ont commencé avant même le début de la manifestation", a décrit le journaliste indépendant Khaled Drareni à France 24 tout en évoquant des "arrestations brutales".

Les explications du journaliste Khaled Drareni

Une vague d'arrestations

Un premier barrage de policiers en tenue antiémeutes a barré le passage aux étudiants, rejoints par des citoyens, qui se dirigeaient vers la Grande Poste, bâtiment emblématique et lieu de rassemblement traditionnel du "Hirak", le "mouvement" de contestation né le 22 février.

Les étudiants ont contourné le dispositif et se sont regroupés à nouveau à plusieurs reprises dans des rues proches de la Grande Poste, mais un important déploiement policier a empêché le cortège de progresser avant de le disperser définitivement.

Cette première obstruction policière à une marche du Hirak intervient dans le contexte d'une vague d'arrestations de journalistes, militants et figures du mouvement qui s'oppose à la présidentielle que le régime a convoqué le 12 décembre prochain pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier a été poussé à la démission par la rue en avril, après 20 ans passés à la tête du pays.

"Gaïd Salah, pas d'élection cette année", ont notamment scandé les manifestants à l'adresse du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu l'homme fort du pays.

Selon le Hirak, qui exige le départ du pouvoir de toutes les figures de l'appareil hérité de la présidence Bouteflika, cette élection ne vise qu'à assurer la survie du "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962.

Avec AFP

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