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Dans la presse

Migrants noyés en Méditerranée : "On ne peut pas continuer à mourir comme ça"

France 24

Dans la presse, mardi 8 octobre, un nouveau drame en Méditerranée, où treize migrantes sont mortes noyées, dans la nuit de samedi à dimanche, au large de l’île italienne de Lampedusa. La confusion et l’indignation autour de l’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie. La fermeté de l’exécutif confrontée à celle des manifestants à Hong Kong. Et la censure de la série américaine South Park par le régime chinois.

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Dans la presse, mardi matin, la mort de treize migrantes en Méditerranée, dont les corps ont été repêchés après le naufrage de leur embarcation aux abords de l'île italienne de Lampedusa, dans la nuit de dimanche à lundi.

Ce nouveau drame fait la une du journal La Repubblica, qui précise que toutes les victimes de ce naufrage sont des femmes, dont certaines étaient enceintes. Le quotidien italien exprime son désarroi face à l’hécatombe : "On ne peut pas continuer à mourir ainsi", titre le journal, en plaidant en faveur de plus d’humanité envers les migrants. Comment faire preuve de plus d’humanité, tout en restant "ferme" ? C’est justement le débat qui agite, depuis hier, l’Assemblée nationale en France, où le gouvernement tenterait "un numéro d’équilibriste" sur l’immigration, d’après Libération, qui estime néanmoins que les idées évoquées, qu’il s’agisse des quotas, du "resserrement des critères" ou de la "lutte contre la fraude", "penchent surtout vers la droite". Une inclination critiquée par le dessinateur Willem, qui accuse même le président Emmanuel Macron d’écraser, de marcher sur la tête des migrants qui tentent de gagner l’Europe.

Dans la presse, également, la confusion autour de l’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie. Alors que Donald Trump semblait avoir donné son feu vert, dimanche, à une offensive de la Turquie contre les forces kurdes, le président américain a ensuite assuré qu’il n’était pas question de laisser les mains libres aux Turcs en Syrie, d'après le journal saoudien Arab News. "Si la Turquie fait quoi que ce soit dont j’estime, dans ma grande et inégalable sagesse (sic) que cela dépasse les bornes, je détruirai et anéantirai complètement l’économie de la Turquie", tempêtait-il hier soir, sur Twitter. Des annonces et des menaces diversement appréciées à Washington et à Ankara, où Daily Sabah accuse les opposants au projet de retrait américain de chercher à "saboter toutes les avancées positives que Donald Trump cherche à mettre en œuvre".

Aux États-Unis, en revanche, l’idée d’un départ des troupes américaines semble faire l’unanimité contre elle. "La décision de Trump reflète sa stupéfiante ignorance de la situation", cingle The Washington Post, tandis que The New York Times fait mine de se demander si le président "sait lui-même en quoi consiste sa stratégie en Syrie". "Avec des amis comme les États-Unis", les Kurdes n’ont pas besoin d’ennemi, s’indigne The Wall Street Journal, en résumant la situation : "Les Kurdes ont aidé à vaincre le groupe État islamique. Et Trump les abandonne à Erdogan".

Les Kurdes vont-ils être sacrifiés ? En France, Libération dénonce la "trahison" américaine, et le "cynisme" de Donald Trump, dont la possible "désertion", "mollement désapprouvée" par ses alliés, notamment européens, "resterait comme une tache sur l’honneur des démocraties". "Trahison", martèle L’Humanité, qui parle d’un "coup de poignard" dans le dos des Kurdes, risquant d’ouvrir la voie à "un regain de combativité" du groupe État islamique, dont la possible renaissance alarme aussi Le Figaro. À l’unisson de la presse française, le journal critique "la retraite en rase campagne de Trump au Moyen-Orient", "ce vaste champ de bataille aux allures de fiasco général", où se dressent en vainqueurs "la Russie de Poutine, Téhéran et ses milices, et la Turquie en guerre contre les Kurdes".

À Hong Kong, la cheffe de l’exécutif déclare ne pas écarter l’aide de Pékin pour venir à bout du mouvement pro-démocratie. Face à une contestation de plus en plus violente, Carrie Lam hausse le ton, sans toutefois parvenir à ébranler les protestataires, dont l’une des figures, le jeune Joshua Wong, prévient dans le journal britannique The Independent que "les habitants de Hong Kong continueront à manifester, envers et contre tout", mais qu’ils ont besoin de l’aide des Occidentaux pour continuer". "Nous tenons aux mêmes valeurs que les démocraties occidentales, alors nous leur demandons : s’il-vous-plaît rejoignez-nous, et aidez-nous à sauvegarder Hong Kong et son peuple".

En Chine, toujours, les autorités ont définitivement censuré la série animée américaine South Park, après la diffusion d’un épisode se moquant de la répression des opposants par le régime. Sans surprise, cette décision a été accueillie avec leur ironie habituelle par les créateurs de la série, d’après The Guardian, qui rapporte Trey Parker et Matt Stone ont répondu en faisant allusion aux propos de Daryl Morey, le directeur général des Houston Rockets, l’équipe de basket de NBA qui avait publié un tweet soutenant le mouvement de protestation à Hong Kong, avant de le retirer et de présenter ses excuses face au tollé en Chine. "Comme la NBA, nous accueillons les censeurs chinois dans nos maisons et dans nos cœurs. Nous aussi on aime l’argent plus que la liberté et la démocratie. Mais non, Xi Jinping (le président chinois) ne ressemble pas du tout à Winnie l’ourson ! Longue vie au grand parti communiste de Chine!  Que la moisson de sorgo de cet automne soit abondante! Bien, on est bons, là, pour la Chine ?"…

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