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Fonds mondial : la France appelle les contributeurs à envoyer "un signal fort"

La ministre de la Santé Agnès Buzin l'ouverture à Lyon lors de la conférence de refinancement du Fonds mondial, le 9 octobre 2019.
La ministre de la Santé Agnès Buzin l'ouverture à Lyon lors de la conférence de refinancement du Fonds mondial, le 9 octobre 2019. Jeff Pachoud, AFP

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a exhorté les contributeurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à "intensifier" leur engagement pour "envoyer un signal fort et ambitieux".

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La ville de Lyon a accueilli, mercredi 9 octobre, les contributeurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Lors de l’ouverture, la ministre de la Santé Agnès Buzyn les a exhorté  à "intensifier" leur engagement pour "envoyer un signal fort et ambitieux".

"Je compte sur chacun d'entre vous pour réunir les financements nécessaires pour donner au Fonds mondial les moyens de soutenir les pays les plus touchés" par les trois pandémies, a-t-elle déclaré lors de cette conférence de refinancement du Fonds pour la période 2020-2022.

"Nous sommes réunis pour envoyer un signal fort. Un signal collectif, universel et ambitieux", a poursuivi Agnès Buzyn, alors que l'objectif de financement, fixé à 14 milliards de dollars, pourrait ne pas être atteint.

Un plancher qui n'est "pas atteignable", selon Aides

L'association Aides a assuré que ce plancher n'était "pas atteignable" à ce jour, estimant qu'il manque de 200 à 500 millions de dollars. Un collectif de 12 organisations de la société civile, dont Aides, Oxfam, Solidarité Sida ou Sidaction a ensuite appelé dans un communiqué à "une augmentation de la contribution française d'au moins 25 %".

L'Élysée a admis lui-même cette semaine que le montant total pourrait être inférieur à cette somme, jeudi, lors de l'annonce du président hôte Emmanuel Macron. "Nous tous, États, entreprises, chercheurs, ONG, citoyens avons aujourd'hui la responsabilité d'intensifier nos investissements", a exhorté la ministre, rappelant que "la France est le deuxième donateur historique (du Fonds) avec plus de 4,6 milliards d'euros de dons cumulés".

Créé en 2002, le Fonds mondial est un partenariat original entre États, société civile, secteur privé et malades. Ses fonds vont pour moitié à la lutte contre le sida et pour moitié au paludisme et la tuberculose. Son objectif est d'éradiquer ces pandémies d'ici 2030.

Dans son dernier rapport, en septembre, l'organisme revendiquait 32 millions de vies sauvées depuis sa création, mais avertissait de "nouvelles menaces" mettant en péril ses objectifs : "la stagnation des financements", mais aussi le développement de "la résistance aux médicaments" contre le paludisme et la tuberculose.

Avec AFP

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