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Incendie à Rouen : les analyses montrent un "léger" impact sur l'air

Manifestation dans le centre de Rouen, le 8 octobre 2019.
Manifestation dans le centre de Rouen, le 8 octobre 2019. Lou Benoist, AFP

De nouvelles analyses réalisées par l'observatoire régional de l'air montrent "une légère augmentation" des concentrations d'une certaine famille d'hydrocarbures, d'après les relevés réalisés deux jours après l'incendie de l'usine Lubrizol.

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De nouvelles analyses rassurantes. Les prélèvements réalisés par l'observatoire régional de l'air des Hauts-de-France (Atmo) montrent "une légère augmentation" des concentrations d'une certaine famille d'hydrocarbures durant les deux jours qui ont suivi l'incendie de l'usine Lubrizol, indique l'organisme dans un communiqué publié mardi 8 octobre.

>> À lire : "À Rouen, l'incendie de Lubrizol laisse place au feu de la colère et de l'inquiétude"

Ces hausses de la concentration de dix hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sur les 19 mesurés, ont été constatées les 26 et 27 septembre à Isbergues (Pas-de-Calais) et le 27 septembre à Lille (Nord), ce qui est "cohérent avec le passage du panache" venu de l'usine rouennaise, juge Atmo.

"Un léger impact du nuage sur la qualité de l’air"

Une augmentation de la présence de benzo(a)pyrène, un polluant classé cancérogène appartenant à cette famille de HAP, a notamment été constatée, mais "la valeur maximale enregistrée est dix fois inférieure au seuil de référence", précise l'organisme. Les autres HAP mesurées ne sont en revanche pas réglementées et ne peuvent pas être observées au regard de valeurs de référence.

Des précédentes analyses avaient déjà montré "un léger impact du nuage sur la qualité de l'air", mettant en évidence une "augmentation des concentrations en carbone-suie" le 26 septembre, mais dans des valeurs restant "normales".

Atmo avait ensuite réalisé, en plus de la surveillance habituelle, "18 prélèvements complémentaires sur la trajectoire du nuage", afin de rechercher plus particulièrement des HAP et métaux lourds, "étendant la liste des composés habituellement recherchés de 14 à 31".

130 plaintes

Concernant les métaux, "l'influence du nuage est moins nette", analyse Atmo. "Une augmentation est constatée le 27 septembre pour 4 métaux" – plomb, cuivre, manganèse et antimoine – au sud de Lille, mais pas pour les 8 autres métaux recherchés. Parmi eux, "seul le plomb a une valeur limite" réglementaire, et les niveaux constatés le 27 septembre à Lille sont largement inférieurs, selon Atmo.

Plusieurs centaines de personnes, 750 selon la préfecture, ont manifesté mardi soir à Rouen afin d'exiger toute la transparence sur l'incendie de l'usine Lubrizol le 26 septembre et ses conséquences sanitaires et environnementales, a constaté l'AFP.

Environ 130 plaintes ont par ailleurs été déposées à ce jour. Les plaignants ont des "profils très très différents". De la "gêne respiratoire" à "l'agriculteur qui a dû voir toute sa récolte mise en l'air", a expliqué mardi sur France Bleu Normandie Me Jonas Haddad, un avocat de Rouen qui a regroupé plusieurs dizaines de plaintes.

Avec AFP

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