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Mondial de rugby : délocalisation à huis clos ou annulation pour Angleterre-France ?

Au Japon, la fête de fin de la phase de poules pourrait être gâchée.
Au Japon, la fête de fin de la phase de poules pourrait être gâchée. Gabriel Bouys, AFP

Menacé par le typhon Hagibis, le match Angleterre-France de samedi, pour le compte du Mondial de rugby, pourrait être délocalisé et joué à huis clos, voire annulé. Un sort qui pend également au nez de Japon-Écosse, crucial pour les quarts.

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Le flou est total depuis quelques heures. Alors que la menace du typhon Hagibis, attendu sur les côtes japonaises ce week-end, se fait de plus en plus concrète, l'hypothèse d'une délocalisation de deux rencontres phares de la Coupe du monde de rugby 2019, Angleterre-France et Japon-Écosse, semblait tenir la corde. Selon de nombreux médias, qui évoquaient dès mercredi 9 octobre au matin des sources internes et notamment fédérales, World Rugby devait annoncer prochainement la délocalisation du "Crunch" à Oita, dans le sud-ouest du pays, et de l'autre rencontre, cruciale pour la qualification du pays-hôte en quarts, à Sapporo, dans le nord.

Mais depuis le début de l'après-midi, il semblerait que l'option d'une annulation pure et simple – selon le règlement initial du tournoi – soit de nouveau envisagée. Les fédérations se seraient notamment opposées à l'idée d'un huis clos, ce qui constituerait une première dans l'histoire du Mondial de rugby. Cette fronde et les contraintes organisationnelles que constituerait une délicalisation en urgence plaident pour l'annulation. L'instance dirigeante, qui n'a pour l'heure rien officialisé, tiendra un point presse à midi (5 h, heure de Paris), au cours duquel elle devrait lever les derniers doutes.

"Quoi qu'il arrive, nous serons prêts"

À trois jours de ce Crunch en suspens, les deux équipes tentent malgré tout de ne pas se laisser dissiper. "On n'a pas plus d'infos que ça", affirme l'ouvreur français Camille Lopez. "On suit le truc forcément car on en entend parler mais non, pour le moment, on n'a pas évoqué (une annulation ou une délocalisation). On reste sur la préparation du match et on verra ce qui se passera."

Même son de cloche du côté du XV de la Rose. "S'il y a des facteurs que nous ne contrôlons pas, alors nous trouverons une autre manière de nous préparer au mieux. Mais au final, nous voulons affronter la France et nous nous concentrons sur ce point", a déclaré John Mitchell, l'entraîneur de la défense.

"Quoi qu'il arrive, nous serons prêts", a ajouté le technicien, dont l'équipe avait dû patienter six heures à son arrivée à l'aéroport de Narita, début septembre, en raison des perturbations causées par le précédent typhon, Faxai, qui a provoqué la mort de plusieurs personnes dans la région de Tokyo. "Il y a une chose dont nous sommes fiers tout au long de notre préparation, c'est notre capacité d'adaptation et notre flexibilité vis-à-vis de tout ce qui pourrait nous déstabiliser", a souligné Mitchell.

Des vents dépassant les 270 km/h

Car si le Crunch a lieu à Yokohama, dans la banlieue sud de la capitale japonaise, les conditions météorologiques seront très probablement compliquées, avec de la pluie et un fort vent attendus. "On s'adaptera à ça", a assuré Lopez.

Mercredi en début de soirée (heure japonaise), Hagibis évoluait dans le Pacifique à environ 1 000 km au sud de Tokyo, dégageant des rafales de vent allant jusqu'à 270 km/h, selon l'Agence météo japonaise (JMA).

Selon JMA, la puissance actuelle de Hagibis est similaire à celle de quatre des plus grands typhons qu'a connus le Japon ces dernières décennies, y compris Faxai le mois dernier. Les prévisions donnent donc, pour samedi dans la région de Tokyo, des vents soufflant à 160 km/h, des fortes pluies torrentielles et des vagues déchaînées sur les côtes. Les autorités se tiennent prêtes à faire évacuer les habitants.

Avec AFP

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