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Le parti islamiste Ennahda en tête des législatives en Tunisie

Le QG du parti Ennahda à Tunis en septembre 2018.
Le QG du parti Ennahda à Tunis en septembre 2018. Fethi Belaid, AFP

Selon les résultats préliminaires officiels publiés mercredi soir, le parti islamiste Ennahda est arrivé en tête des élections législatives en Tunisie avec 52 sièges sur 217, contre 38 sièges pour le parti de Nabil Karoui.

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En Tunisie, le parti islamiste Ennahda est arrivé en tête des législatives de dimanche, avec 52 sièges sur 217, très loin de la majorité requise de 109 voix pour former un gouvernement seul, selon les résultats préliminaires officiels publiés mercredi 9 octobre.

Le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui se présentait pour la première fois à une élection, a été élu député à Tunis.

Ennahda devance Qalb Tounes (Cœur de la Tunisie), le parti du candidat à la présidentielle Nabil Karoui, qui comptera 38 députés. Le Courant démocrate (Tayyar) est crédité de 22 sièges alors que le mouvement islamo-populiste Karama obtient 21 sièges. De son côté, le Parti destourien libre de l'avocate anti-islamiste Abir Moussi a récolté 17 sièges. Candidate déçue à la présidentielle, Abir Moussi, qui a défendu le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, est élue députée de Tunis.

Ces chiffres sont conformes au sondage sortie des urnes publié dimanche dans la foulée du scrutin et qui laissait entrevoir un Parlement morcelé.

Divisions sanctionnées

Les différents courants centristes, qui s'étaient rassemblés en 2014 autour du défunt président Béji Caïd Essebsi et de son parti Nidaa Tounes, se sont présentés en ordre dispersé et ont été sanctionnés pour leurs divisions. Le parti libéral du Premier ministre Youssef Chahed, Tahya Tounes, a obtenu 14 sièges, tandis que Nidaa Tounes, qui s'est effondré en raison des luttes de pouvoir autour du fils du président, n'en a que trois, contre 86 lors des législatives de 2014.

Peu avant la publication de ces résultats, la justice tunisienne ordonné la libération de Nabil Karoui, incarcéré depuis le 23 août dernier des faits présumés d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent.

Son frère Ghazi, également sous le coup d'un mandat de dépôt depuis août, n'a plus été vu en public depuis. Il n'a donc pas fait campagne, alors qu'il était candidat sur les listes de Qalb Tounes, ce qui ne l'a pas empêché d'être élu député de Bizerte (nord).

Faible taux de participation

Plusieurs partis se sont vu retirer des sièges, dont l'un, Errahma, en raison de "propagande à la radio durant la campagne électorale", a annoncé l'instance chargée des élections.

En revanche, l'instance des élections n'a pas retiré de siège à Qalb Tounes, bien que la chaîne Nessma, fondée par le dirigeant du parti Nabil Karoui, ait été sanctionnée pour son manque d'objectivité par le contrôleur de l'audiovisuel tunisien, la Haica.

Au total, 2,9 millions d'électeurs ont voté le 6 octobre, sur plus de 7 millions d'inscrits.

Avec AFP et Reuters

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