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Sida, paludisme, tuberculose : l'objectif des 14 milliards de dollars a été atteint

Emmanuel Macron, à Lyon, le 10 octobre 2019.
Emmanuel Macron, à Lyon, le 10 octobre 2019. Ludovic Marin, AFP

Emmanuel Macron a annoncé jeudi à Lyon que l'objectif des 14 milliards de dollars de dons pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme avait été atteint.

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Le coup de poing sur la table d'Emmanuel Macron a porté ses fruits. Donateurs publics et privés se sont finalement engagés à apporter 13,92 milliards de dollars (12,63 milliards d'euros) au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a annoncé, jeudi 10 octobre, à Lyon, le président français.

Selon le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre ces maladies, qui s'est exprimé quelques minutes après le chef de l'État, le montant récolté est en réalité de 14,02 milliards de dollars (12,7 milliards d'euros).

Les organisateurs de la 6e conférence de reconstitution du Fonds avaient fixé à 14 milliards de dollars le montant à recueillir pour la période 2020-2022 pour pouvoir espérer éradiquer ces trois maladies à l'horizon 2030.

>> À lire : Fonds mondial contre le sida : la France sera-t-elle à la hauteur de ses ambitions ?

"On y est", a lancé Emmanuel Macron en affirmant que le solde devrait pouvoir être levé dans les semaines à venir, évoquant un montant total final de "14,5 milliards [de dollars] d'ici aux prochaines semaines".

Il a précisé que la France, qui s'est engagée jeudi matin à hauteur de 1,5 milliard d'euros, contribuerait à hauteur de 60 millions complémentaires.

"Je ne laisserai personne sortir de cette pièce"

Trois heures plus tôt, le président français avait mis la pression sur les donateurs. "Je ne laisserai personne sortir de cette pièce ou quitter Lyon tant que les 14 milliards n'auront pas été obtenus. Et donc tout à l'heure nous les aurons", avait affirmé le chef de l'État en sonnant la mobilisation générale des contributeurs avant la clôture de la conférence.

Résultat : nombre de pays ont augmenté leur contribution ou sont devenus donateurs pour la première fois, notamment en Afrique, a souligné le président français à la clôture de la manifestation qui a rassemblé quelque 700 délégués.

>>À voir aussi : En Afrique du Sud, la lutte contre le sida passe par les distributeurs de médicaments

Pour boucler le budget projeté, qui doit couvrir les trois prochaines années de fonctionnement du Fonds, et assurer le succès de la réunion, la France a accepté de revoir à la hausse sa contribution.

Elle a ainsi apporté 60 millions de dollars de plus que prévu initialement, conduisant à une augmentation de 20 % par rapport à ce qu'elle avait donné il y a trois ans. Et le milliardaire américain Bill Gates a accru sa participation dans les mêmes proportions.

>>À voir aussi : Le net recul du paludisme au Ghana

La promesse de don du Royaume-Uni s'élève à 1,7 milliards de dollars, soit une hausse de 16 % par rapport à il y a trois ans. De son côté, le Canada contribue à hauteur de 700 millions de dollars (+15,7 %). La contribution du Danemark est également en hausse (+16 %) avec une enveloppe de 51 millions de dollars.

L'organisation Solidarité Sida salue "les efforts de la diplomatie française"

Fin 2018, les programmes de santé soutenus par le Fonds mondial avaient permis de sauver 32 millions de vies, selon les organisateurs. Globalement, le nombre de décès annuels dus au sida, à la tuberculose et au paludisme a reculé de 40 % depuis 2002 dans les pays où le Fonds investit.

Plus de 12 milliards de dollars avaient été collectés lors de la précédente conférence, en 2016 au Canada. La France est le deuxième contributeur mondial au "Global Fund" derrière les États-Unis. Au total, 41 milliards d'euros ont été levés depuis 2002, au bénéfice de 140 pays touchés par les trois pandémies.

L'organisation Solidarité Sida a salué dans un communiqué "les efforts de la diplomatie française", un "engagement fort permettra de sauver 16 millions de vies" sur les trois prochaines années.

La totalité des fonds contribuera à sauver 16 millions de vies, à réduire de moitié les taux de mortalité imputables au VIH, à la tuberculose et au paludisme, et à construire des systèmes de santé plus solides d’ici 2023.

Avec AFP et Reuters

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