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Le rassemblement de soutien à l'auteur de l'attaque de la préfecture interdit

Christophe Castaner, lors d'un discours prononcé à Lyon, le 27 mai 2019
Christophe Castaner, lors d'un discours prononcé à Lyon, le 27 mai 2019 Romain Lafabregue, AFP

Christophe Castaner a annoncé mercredi qu'un rassemblement de soutien à l'auteur de l'attaque à la préfecture de police de Paris, prévu jeudi dans le Val-d'Oise, serait interdit. "Une infamie", selon le ministre de l'Intérieur.

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Le rassemblement en soutien à l’assaillant de la préfecture, Mickael Harpon, prévu jeudi dans le Val-d'Oise, n’aura pas lieu. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé mercredi 9 octobre qu’il serait interdit.

"La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l'assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d'Oise : le rassemblement va être interdit", avait écrit mercredi matin le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter.

"Propos odieux"

Le ministre de l’Intérieur avait également annoncé son intention d'alerter la justice à la suite de propos tenus par l'organisateur de l'événement. "J'ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale", avait dit le ministre, toujours sur le réseau social.

L'initiateur du rassemblement, Hadama Traoré, un activiste politique d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a été placé en garde à vue mercredi soir, pour "menaces et actes d'intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d'utilité collective", "menaces de crimes contre les personnes" et "outrage", a indiqué à l'AFP le parquet de Bobigny. Son domicile a été perquisitionné et une enquête confiée à la Sûreté départementale.

Hadama Traoré, qui s’était fait connaître en mai comme le "candidat des banlieues" lors des élections européennes, rapportait mardi soir Le Figaro, qui a repéré son appel. Dans une vidéo mise en ligne sur sa page Facebook, il condamne "fortement" l'attaque à la préfecture de police qui a fait quatre morts en plus de l'assaillant - "un acte odieux, ignoble", dit-il - mais ajoute que son auteur "n'était pas un terroriste qui était animé par des revendications religieuses". "Il a juste pété les plombs", poursuit-il, évoquant les brimades et discriminations que Mickaël Harpon aurait subies du fait de son handicap auditif.

Il ajoute qu'il n'appelle pas à manifester pour "soutenir un assassin". Sa page évoque "un rassemblement en hommage aux policiers tués, pour dénoncer la désinformation médiatique et politique et exiger la vérité".

Vague d’indignation

La médiatisation de son appel a provoqué l'indignation. "On ne peut pas comprendre qu'on accepte une manifestation de soutien à un homme qui a tué quatre policiers", a déclaré sur Europe 1 le député LR Eric Ciotti. S'exprimant avant l'annonce de Christophe Castaner, il avait ajouté : "Pour l’instant, la préfecture du Val-d’Oise dit qu’elle ne sera pas interdite. C’est une provocation insupportable".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sera, par ailleurs, entendu jeudi par la commission des Lois du Sénat, une semaine après l'attaque.

Avec AFP et Reuters

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