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Gare du Nord: le projet de rénovation de nouveau sur les rails

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Paris (AFP)

Le projet controversé de rénovation et de transformation de la Gare du Nord à Paris a franchi une nouvelle étape avec le feu vert accordé à son volet commercial, même si ses opposants ne s'avouent pas vaincus.

La Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) a finalement validé le projet, selon une décision mise en ligne vendredi, ouvrant ainsi la voie à la délivrance du permis de construire.

L'instance s'était réunie jeudi pour examiner ce projet controversé mené par SNCF Gares & Connexions et la foncière d'Auchan, Ceetrus, qui prévoit notamment la construction de commerces, bureaux et équipements culturels. Elle se prononçait après l'avis défavorable émis en juin par la Commission départementale d'aménagement commercial.

Le gigantesque chantier prévoit un véritable lifting de la première gare d'Europe, vieille de 155 ans et fréquentée par 700.000 voyageurs chaque jour.

Moyennant 600 millions d'euros, le projet prévoit un toit terrasse végétalisé d'un hectare avec vue sur le Sacré C?ur, doté d'une piste de trail, un parking pour 2.000 vélos, une grande nef transversale.

Avec 88.000 m2 supplémentaires, la Gare du Nord devrait atteindre une superficie totale de 124.000 m2, dont 46.000 m2 consacrés à une salle de spectacle, des équipements culturels, une salle de sport ou encore des commerces et bureaux.

La décision de la CNAC portait uniquement sur le volet commercial, qui consiste en "une extension de 16.321 m2", selon l'avis mis en ligne.

Mais ce projet est très controversé. La Ville de Paris qui l'avait d'abord soutenu, s'y est ensuite opposé, le jugeant trop commercial, et n'a pas exclu de déposer un recours "si le dialogue ne permet pas de (le) faire évoluer", avait indiqué jeudi à l'AFP le Premier adjoint Emmanuel Grégoire.

- "Ultraprioritaire" ou "inacceptable" -

Une vingtaine d'architectes de renom, dont Jean Nouvel et Roland Castro, l'ont également jugé "inacceptable" et "pharaonique", dans une tribune publiée dans Le Monde début septembre, demandant qu'il soit "repensé de fond en comble".

A l'inverse, le secrétaire d'Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari a estimé qu'il était "nécessaire" pour les Franciliens et en prévision des JO-2024 de Paris, et avait dénoncé le "rétropédalage de la Ville de Paris", un "jeu politique" à quelques mois des élections municipales.

La présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse a aussi affiché son soutien au projet, le qualifiant "d'ultraprioritaire".

Le président sortant de la SNCF Guillaume Pepy a lui défendu un "bon projet" et une "urgence à désaturer la gare" au-delà de la polémique sur le volet commercial. La Gare du Nord constitue en effet un véritable carrefour: les trains de la banlieue nord côtoient TER des régions nordistes, trains à grande vitesse de Belgique et d'Outre-Manche, et trois lignes de métro.

De côté des candidats à la prochaine élection municipales à Paris, Pierre-Yves Bournazel (LR) soutient le projet, tout comme Benjamin Griveaux (LREM), qui a salué la décision de la CNAC sur twitter, tandis que l'écologiste David Belliard a dénoncé, également sur le réseau social, "une décision absurde, pour un projet pharaonique, anti-écolo, qui veut faire de nos gares des méga centres commerciaux"

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