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Dans la presse

Réfugiés syriens: "Le chantage d'Erdogan à l'Europe"

France 24

À la une de la presse, ce vendredi 11 octobre, la poursuite de l'offensive turque contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, qui a déjà fait déplacer en deux jours plus de 60 000 civils, le "non" des députés européens à la candidature de la Française Sylvie Goulard à la Commission européenne, et la remise en liberté du candidat à la présidentielle tunisienne Nabil Karoui.

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À la une de la presse, la poursuite de l'offensive de la Turquie contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie.

Le quotidien émirati The National annonce que l'avancée des troupes turques a déjà déplacé plus de 60 000 civils, en deux jours, selon l'ONU, des habitants qui tentent de fuir les frappes aériennes et les bombardements de l'artillerie turcs. Face à cet afflux, l'ONG Save The Children met en garde contre "un désastre humanitaire imminent", qui pourrait menacer près de 700 000 personnes au total. On ignore, pour le moment, si l'offensive turque sera limitée à une zone frontalière, ou si elle se poursuivra jusqu'à Raqqa, l'ancien fief du groupe État islamique. L'Orient-Le jour s'inquiète : "Jusqu'où ira la Turquie ?" D'après le journal libanais, Recep Tayip Erdogan menace aussi désormais d'ouvrir les portes de l'Europe aux réfugiés présents sur son sol. The Independent, au Royaume-Uni, précise que le président turc se dit prêt à envoyer plus de 3,5 millions de réfugiés en Europe, si l'UE persiste à évoquer "l'invasion" de ses troupes en Syrie.

"L'arme du chantage", réagit le journal italien Il Manifesto, qui rappelle que le flux de migrants depuis la Turquie vers l'Europe s'est considérablement tari depuis l'accord conclu en 2016 entre Ankara et l'UE. "Chantage", répète ABC en faisant état de possibles mesures de rétorsion de Madrid, qui brandit la menace d'un retrait des missiles espagnols qui protègent la Turquie, si celle-ci persiste à "poursuivre son escalade belliqueuse". En France, Le Figaro relève que le président turc, outre les 3,5 millions de réfugiés qu'il accueille sur son sol, est aussi doté d'une "nouvelle arme de dissuasion massive" : les quelque 2 000 jihadistes européens, dont plus de 400 Français, qu'il peut aussi décider de renvoyer, si telle est sa volonté. Le quotidien rapporte, d'ailleurs, que plusieurs dizaines d'entre eux, jusque-là détenus par les forces kurdes, ont été exfiltrés en Irak par les soldats américains. Pour L'Humanité, les menaces d'Erdogan, qu'il condamne, sont aussi "le résultat du deal honteux passé avec (son pays) par les autorités européennes pour qu'(il) fasse tampon, contre finances, en retenant chez (lui) une grande part des réfugiés et des migrants".

Les dessinateurs de presse ne décolèrent pas, eux, contre Donald Trump, accusé d'avoir donné son feu vert à l'offensive turque. Steve Bell fustige les commentaires du président américain, qui a justifié son absence de réaction à l'opération turque, par le fait que les Kurdes n'ont pas aidé les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, avec un dessin où le char d'assaut Trump maugrée contre ces Kurdes, "qui n'ont jamais aidé les Américains en Normandie". L'attitude des États-Unis relève de la pure et simple trahison, selon Steve Breen, qui montre le peuple kurde sacrifié, empalé sur le drapeau américain. Deux dessins trouvés sur Twitter.

Beaucoup de réactions également ce vendredi, en France, après le rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne par les parlementaires européens. Les Échos présentent leur refus de valider le choix d'Emmanuel Macron comme une "crise ouverte au cœur de l'Europe", un "revers" pour le président français, qui a réagi en critiquant le "ressentiment" et la "petitesse" des députés. "Goulard dégage, Macron enrage" : Libération parle d'un "camouflet" pour l'Élysée, en rappelant qu'en 2017, Sylvie Goulard avait démissionné du gouvernement après sa mise en cause dans l'usage des assistants parlementaires du MoDem au parlement européen. "Macron a envoyé Goulard au casse-pipe. Ce qui pose une nouvelle fois la question des talents du DRH de l'Élysée", commente le journal, qui ironise : "César sélectionnait soigneusement ses généraux, ce qui lui a permis de conquérir la Gaule. Quoique jupitérien, Macron n'a pas encore la vista nécessaire pour conquérir l'Europe". Même son de cloche du côté de L'Opinion, où Kak montre le jockey-président tombé du cheval Goulard. Emmanuel Macron a loupé l'épreuve du saut d'obstacle européen. "Rébellion, extinction", titre le journal, en faisant allusion au mouvement écolo radical qui a le vent en poupe.

Un mot, avant de nous quitter, de la remise en liberté, mercredi, du candidat à la présidentielle tunisienne, Nabil Karoui. La libération du patron de la chaîne Nessma TV, à quatre jours du second tour du scrutin présidentiel, où il affrontera le conservateur Kaïs Saïed, est "le pari de la liberté et de la démocratie", d'après La Presse. Le journal tunisien salue "le courage" de la Cour de cassation et se réjouit de voir les deux candidats s'affronter, ce vendredi soir, lors d'un débat télévisé "sans précédent" pour la jeune démocratie tunisienne.

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