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Équateur : le mouvement indigène rejette puis accepte le dialogue avec le président Moreno

Des indigènes durant une manifestation contre les mesures d'austérité du président Lenin Moreno à Quito, le 11 octobre 2019.
Des indigènes durant une manifestation contre les mesures d'austérité du président Lenin Moreno à Quito, le 11 octobre 2019. Henry Romero, Reuters

La Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur a rejeté puis accepté, samedi, l'offre de dialogue du président Lenin Moreno pour sortir de la crise provoquée par sa décision d'augmenter le prix de l'essence en échange d'un prêt du FMI.

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La principale organisation indigène d'Équateur a annoncé, samedi 12 octobre, qu'elle acceptait de participer au "dialogue direct" proposé par le président Lenin Moreno, après dix jours d'une crise sociale sans précédent provoquée par des réformes économiques.

"Après un processus de consultation avec les communautés, organisations, peuples, nationalités et organisations sociales, nous avons décidé de participer au dialogue direct" avec le chef de l'État, a déclaré la Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur (Conaie) dans un communiqué.

Cette annonce constitue une volte-face après le non initial vendredi soir de la Conaie, qui avait estimé que le dialogue proposé par le président Moreno "manqu(ait) de crédibilité" et affirmé qu'elle n'y participerait qu'une fois "abrogé" le décret supprimant les subventions sur le carburant, la mesure la plus controversée.

L'organisation accepte désormais une rencontre avec le président pour discuter du "retrait ou (de) la révision du décret", après plus d'une semaine de manifestations qui ont fait cinq morts et 2 000 blessés.

Vendredi, le chef de l'État avait appelé, dans une allocution télévisée, les dirigeants de la Conaie à "dialoguer directement" afin de "trouver des solutions" à la crise déclenchée par son annonce de réformes, en contrepartie d'un prêt du FMI de 4,2 milliards de dollars.

"Il est indispensable de faire diminuer la violence (...) Le pays doit savoir que nous avons la volonté de dialoguer", avait ajouté Lenin Moreno, un libéral élu sous l'étiquette socialiste.

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre se poursuivaient samedi dans la capitale Quito, tandis qu'une marche parallèle et pacifique de femmes était également organisée.

Avec AFP

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