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Campagne de vaccination aux Philippines après une résurgence de la polio

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Manille (AFP)

Les Philippines ont lancé lundi une campagne gouvernementale pour vacciner des millions d'enfants contre la poliomyélite, réapparue en septembre pour la première fois depuis 2001.

Des parents portant des enfants endormis ont fait la queue dès l'aube dans ce pays marqué depuis plusieurs années par un recul des taux de vaccination et une polémique sur un vaccin contre la dengue.

"C'est pour le bien de mon enfant", explique à l'AFP dans un bidonville de Manille Ruth Miranda après l'administration orale du vaccin.

Autour du centre de vaccination, l'atmosphère est festive, avec des vendeurs de glaces et de la musique. Mais l'enjeu est élevé.

Dans cette capitale qui compte environ 13 millions d'habitants, les taux de vaccination pour les jeunes enfants ont chuté, passant de 77% en 2016 à 24% à peine en juin dernier.

Déjà frappées début 2019 par des épidémies de rougeole et de dengue qui ont fait plus d'un millier de morts, les Philippines ont détecté en septembre deux cas de polio, les premiers depuis 2001, année durant laquelle trois cas avaient été recensés.

En raison de la faible couverture vaccinale dans le pays, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait exprimé sa préoccupation après la résurgence de cette maladie contagieuse pouvant entraîner une paralysie et même la mort.

Les cas de cette année, comme ceux de 2001, sont en effet liés à des virus issus de souches vaccinales. Cette forme atténuée devient plus dangereuse après une mutation qui se produit lorsque la couverture vaccinale est faible et donne au virus la possibilité de se multiplier, selon l'OMS.

La confiance dans la vaccination avait chuté aux Philippines après une controverse sur un vaccin contre la dengue, passant de 93% en 2015 à 32% en 2018, selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

En 2016, les Philippines avaient été le premier pays à recourir au Dengvaxia, premier vaccin contre la dengue dans le monde, dans le cadre d'un programme expérimental impliquant des centaines de milliers d'écoliers.

Mais une controverse avait surgi après la révélation un an plus tard par le fabricant du vaccin, le groupe pharmaceutique français Sanofi, que ce vaccin pourrait aggraver les symptômes chez les personnes non infectées auparavant par le virus. Le programme de vaccination avait été interrompu et le vaccin interdit.

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