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Équateur : accord entre gouvernement et indigènes pour mettre fin à la crise

Des habitants rassemblés après une manifestation contre le président Lenin Moreno à Quito, le 13 octobre 2019.
Des habitants rassemblés après une manifestation contre le président Lenin Moreno à Quito, le 13 octobre 2019. Henry Romero, Reuters

Le gouvernement de Lenin Moreno a accepté dimanche soir de retirer le décret polémique supprimant les subventions au carburant en Équateur. La mobilisation du mouvement indigène prend fin en contrepartie.

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Fin de la crise en Équateur. Le gouvernement et le mouvement indigène ont trouvé un accord, dimanche 13 octobre à Quito, à l'issue d'un dialogue sous l'égide de l'ONU et de l'Église catholique. La crise sociale paralysait le pays depuis 12 jours et a fait sept morts et plus de 1 300 blessés.

Les deux parties se sont mises d'accord sur la préparation d'"un nouveau décret qui annule le décret 883" sur l'essence, et "avec cet accord la mobilisation se termine", a annoncé Arnaud Peral, représentant en Équateur de l'ONU.

"Les mesures appliquées dans tous nos territoires sont levées", a confirmé le président de la Confédération des nationalités indigènes de l'Equateur (Conaie), Jaime Vargas. "À tous ceux qui ont participé à ce processus de paix, je les remercie", a déclaré le président Lenin Moreno.

Peu après cette annonce, des milliers de personnes ont déferlé dans les rues de Quito pour célébrer la nouvelle, agitant le drapeau jaune, bleu et rouge de l'Équateur tandis que retentissaient des klaxons en signe de joie.

Pays à l'arrêt

Le pays andin est à l'arrêt depuis près de deux semaines, entre blocages de routes, transports publics quasi inexistants et puits pétroliers d'Amazonie à l'arrêt, ce qui a forcé l'Équateur à suspendre la distribution de près de 70 % de sa production de brut. Il a aussi été secoué par une vague de manifestations avec, depuis le 3 octobre, sept morts, 1 340 blessés et 1 152 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droits.

Dimanche, des heurts ont eu lieu aux abords du Parlement de Quito alors que la ville se remettait à peine de la journée mouvementée de samedi.

"Frères indigènes, je vous ai toujours traités avec respect et affection", avait lancé, en signe d'apaisement, le président Lenin Moreno en ouverture de la réunion de dialogue, retransmise à la télévision. "Cela n'a jamais été mon intention d'affecter les secteurs les plus démunis (...), les plus pauvres", avait insisté le chef de l'État, un libéral élu en 2017 sous l'étiquette socialiste.

De son côté, Jaime Vargas avait fustigé "l'improvisation de la politique économique" du président, notant avec regret qu'"on sent que la droite et le FMI gèrent le pays".

La communauté indigène, qui représente un quart de la population, était le fer de lance de la contestation contre les réformes économiques négociées avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt de 4,2 milliards de dollars, dont la mesure la plus polémique était le décret 883, qui supprimait les subventions au carburant et multiplie par deux les prix à la pompe.

Avec AFP

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