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Catalogne : nouveau mandat d'arrêt contre Puigdemont, les indépendantistes dans la rue

Heurts entre policiers et manifestants indépendantistes bloquant l'aéroport de Barcelone, lundi 14 octobre.
Heurts entre policiers et manifestants indépendantistes bloquant l'aéroport de Barcelone, lundi 14 octobre. Albert Gea, Reuters

Le Tribunal suprême espagnol a émis un mandat d'arrêt européen contre l'ex-président régional catalan. L'annonce faite lundi intervient après la condamnation pour "sédition" de neuf autres indépendantistes, provoquant des manifestations en Catalogne.

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Un juge du Tribunal suprême espagnol a émis lundi 14 octobre un nouveau mandat d'arrêt européen et international contre Carles Puigdemont. L'ancien chef du gouvernement autonome de Catalogne et principal acteur de la tentative de sécession en octobre 2017 vit en exil en Belgique depuis.

Dans un communiqué, la Cour suprême a annoncé que le juge Pablo Llarena, qui avait retiré "un mandat d'arrêt européen et international" pour rébellion contre Carles Puigdemont devant l'impossibilité de le faire appliquer par des partenaires européens, en avait émis un nouveau "pour les délits de sédition et détournements de fonds publics". En juillet 2018, le juge Llarena avait dû retirer son mandat d'arrêt après une décision de la justice allemande favorable à l'ex-président catalan, arrêté quelques mois plus tôt en Allemagne.

13 ans de prison à l'encontre d'Oriol Junquera

Un peu plus tôt dans la journée, neuf autres indépendantistes catalans ont été condamnés à des peines de prison allant de neuf à treize ans ans pour leur implication dans le référendum d'autodétermination d'octobre 2017 et la déclaration unilatérale d'indépendance qui a suivi. L'ancien vice-président régional catalan, Oriol Junqueras, s'est vu infliger la plus lourde peine avec 13 ans de prison pour sédition et détournements de fonds publics.

"Nous reviendrons encore plus forts (...) Nous reviendrons et nous gagnerons", a réagi, dans une lettre à ses partisans, cet historien de 50 ans, numéro un du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC), qui était le principal accusé du procès en l'absence de Carles Puigdemont. Ce dernier a, pour sa part, appelé à répondre par les urnes, lors des législatives du 10 novembre, aux condamnations "injustes" et "inhumaines". "Il y a beaucoup de façons (de répondre), toutes doivent être démocratiques et non violentes", a-t-il déclaré.

Mobilisation des indépendantistes

Cette condamnation, qui intervient à moins d'un mois des prochaines élections en Espagne relance la tension dans la région. Routes et voies ferrées coupées, échauffourées avec la police à l'aéroport de Barcelone : les militants indépendantistes catalans ont réagi à la condamnation, à l'initiative d'une plateforme indépendantiste baptisée "Tsunami démocratique".

Des milliers d'entre eux ont afflué dans les rues de Barcelone, et notamment place de Catalogne, agitant des drapeaux et bloquant la circulation.

D'autres ont protesté aux alentours de l'aéroport de Barcelone, où la police a chargé à plusieurs reprises des manifestants. Sous la pluie, les manifestants ont fait face à un important dispositif policier protégeant les accès à l'aéroport. Les forces de l'ordre ont chargé et lancé des balles de plastique couvertes de mousse. La foule a répondu par des insultes et des jets de poubelles ou de canettes.

Selon les services d'urgence, au moins 37 personnes blessées ont reçu une assistance médicale à l'aéroport. Par ailleurs, 108 vols ont dû être annulés.

Avec AFP et Reuters

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