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Dans la presse

"Les Kurdes de Syrie, condamnés à prendre le chemin de Damas"

France 24

À la une de la presse, mardi 15 octobre, les réactions à la condamnation, hier, de neuf dirigeants indépendantistes catalans à des peines allant de 9 à 13 ans de prison. L’alliance nouée par les Kurdes avec le régime syrien, pour contrer l’offensive turque. Et un émoji tellement 2019.

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À la une de la presse, mardi, les réactions à la condamnation, la veille, de neuf dirigeants catalans à des peines allant de 9 à 13 ans de prison.

Jugés pour avoir organisé un référendum d’auto-détermination en 2017, malgré l’interdiction de la justice espagnole, ces responsables ont été condamnés pour "sédition", "désobéissance" et "malversation de fonds publics". Un verdict rejeté par les indépendantistes, qui sont toujours aux commandes de la région, et qui appellent à la "désobéissance civile". Une partie d’entre eux ont affronté, hier, les forces de l’ordre à l’aéroport de Barcelone, qu’ils tentaient d’occuper. Des heurts à la une d’El Pais. "La Catalogne face à elle-même", écrit le journal, en évoquant des condamnations faisant suite à "l’une des crises les plus graves traversées par l’Espagne depuis l’adoption de la Constitution" de 1978. "99 ans de prison et 60 jours pour la liberté" : La Razon précise que les services pénitentiaires ont maintenant deux mois pour définir le régime auxquels seront soumis les prisonniers, leurs peines pouvant être allégées, pour qu’ils bénéficient d’un régime de semi-liberté.

Du côté de la presse catalane, La Vanguardia souligne "l’ample mobilisation" contre les "fortes peines" infligées aux prévenus, en demandant aux Catalans de "regarder au-delà" de ces condamnations, et aux dirigeants politiques d’entamer "un dialogue authentique". Ara dénonce, lui, "un coup porté à la liberté" : "Ils ne pourront pas emprisonner les idées", défie le quotidien indépendantiste, dont la position est proche de celle de Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique. Depuis Bruxelles, l’ex-président catalan, visé par un nouveau mandat d’arrêt international, présente ces condamnations comme "un mouvement désespéré qui aura l’effet inverse" à celui attendu, en renforçant l’indépendantisme catalan. "Nous ne reculerons jamais", menace Carles Puigdemont.

En Belgique, justement, la presse réagit elle aussi à ces condamnations. "En Catalogne, en octobre 2017, personne n’a tiré de coup de feu, armé la population, pris d’assaut des bâtiments publics", rappelle Le Soir, qui juge "extrêmement difficile de porter sur ce jugement… un jugement tranché", tout en estimant qu’il "signe en réalité l’échec des deux camps", celui des indépendantistes, "qui ont choisi une voie illégale", comme celui de l’État espagnol, "qui inflige à une poignée d’individus un lourd châtiment qu’ils endureront au nom des 2 millions dont ils ont voulu exécuter la volonté". "(Ce) verdict ne résout rien, bien au contraire", réagit également le quotidien suisse Le Temps, qui voit dans la crise catalane le symptôme d’un problème plus large touchant l’Espagne, qui s’apprête à se rendre aux urnes pour la 4e fois en 4 ans. "Seuls les plus obtus pourront prétendre que ces scrutins à répétition ne sont pas le signe que quelque chose ne tourne pas rond dans le système politique espagnol".

Le Temps revient aussi à la une sur la décision des Kurdes de Syrie de s’unir à Bachar al-Assad pour contrer l’offensive turque dans le nord du pays. Cette alliance de circonstance face à l’ennemi commun permet au régime syrien de se mettre "en mode reconquête", d’après le journal, qui annonce la mise en place d’un "nouvel ordre" dans la région. Le journal syrien El Watan précise que "le drapeau national flotte sur (les villes du nord) de Manbij, Tabaqa et Tal-Tamar", et que les troupes américaines et françaises ont quant à elle commencé leur retrait de la zone. "Les Kurdes considèrent qu’Assad est le moindre mal", explique The National, étrillant la décision du président américain de retirer ses troupes. "En Syrie, Donald Trump a offert à ses ennemis exactement ce qu’ils voulaient" : le journal émirati prédit que le départ américain, outre le retour en force du régime syrien, va aussi provoquer celui du groupe Etat islamique et de l’Iran dans le pays, obligeant les États-Unis à revenir, tôt ou tard, en Syrie.

L’alliance forcée des Kurdes avec le régime syrien indigne aussi la presse européenne. En Italie, La Repubblica enrage contre l’Union européenne, accusée de "condamner Erdogan, le président turc, mais seulement en paroles". L’impuissance européenne laisse selon le journal la voie libre aux troupes turques et à l’armée syrienne. En France, L’Humanité se désole de voir les Kurdes contraints de pactiser avec l’ennemi d’hier, forcés de prendre "le chemin de Damas", après "leur abandon total par la communauté internationale". Le Figaro, lui, explique que la France cherche avant tout "à sortir du piège syrien", le président Macron se retrouvant "réduit à limiter la casse" face au retrait américain. Le journal prévient les États-Unis de Trump: "La Maison-Blanche pourra repasser la prochaine fois qu’elle en appellera à la solidarité atlantique face à l’Iran ou à la Corée du nord".

Signe des temps, sans doute, The Guardian annonce qu’un nouvel émoji, ces petites figures que nous utilisons pour exprimer nos émotions lorsqu’on envoie un texto, va être mis à notre disposition d’ici à la fin de l’année 2019. Il s’agit d’un petit bonhomme jaune, dont on ne sait pas très bien s’il bâille parce qu’il est fatigué, ou s’il exprime son ennui, son manque d’enthousiasme ou son indifférence, en langage universel. Tellement 2019…

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