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Séparatisme catalan : nouvelle nuit d'émeutes à Barcelone

Des manifestants indépendantistes à Barcelone, mardi 15 octobre.
Des manifestants indépendantistes à Barcelone, mardi 15 octobre. Albert Gea, Reuters

Des routes coupées, une gare bloquée, et une tension toujours aussi vive. Les indépendantistes se sont de nouveau mobilisés mardi pour dénoncer les peines de prison infligées à leur dirigeant. La police anti-émeute a chargé les manifestants.

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La colère ne redescend pas du côté des indépendantistes catalans. Des manifestants séparatistes ont bloqué une gare ferroviaire et plusieurs axes routiers, dont l'aurotoute AP-7, qui relie Barcelone à la France, mardi 15 octobre. Ils se sont heurtés à la police anti-émeute dans le centre de Barcelone, alors qu'ils tentaient d'abattre des barrières de sécurité autour de plusieurs bâtiments de l'administration centrale espagnole.

"Les manifestations avaient lieu ce soir [mardi] autour de la délégation espagnole, près du Paseo de Gracia", rapporte Henry de Laguérie, correspondant de France 24 à Barcelone, qui précise que de nouveaux affrontements ont démarré vers 20 h entre les manifestants et la police. "Des containers à poubelle qui ont brûlé, des jets de pierre et de bouteilles", poursuit-t-il. Vers 22 h 30, la situation était en train de se calmer.

Leur deuxième journée d'action fait suite à la condamnation des neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison pour leur implication dans le référendum d'autodétermination d'octobre 2017. L'ancien dirigeant de la région, Carles Puigdemont, fait lui l'objet d'un mandat d'arrêt international.

"Faisons de la Catalogne un nouveau Hong Kong"

Les manifestants attendaient les nouvelles instructions de la mystérieuse organisation Tsunami démocratique, qui avait appelé lundi au blocus de l'aéroport sur les réseaux sociaux et les messageries. Le slogan circule sur les réseaux sociaux : "Faisons de la Catalogne un nouveau Hong Kong".

Des marches de protestation sont prévues au moins jusqu'à vendredi, jour de "grève générale" et de manifestation de masse à Barcelone, convoquée par les grandes organisations indépendantistes, Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium cultural.

Bataille de l'opinion publique

L'ancien chef de l'ANC et celui d'Omnium, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, font partie des neuf indépendantistes condamnés lundi pour sédition notamment pour voir organisé un référendum d'autodétermination le 1er octobre 2017, malgré son interdiction par la justice.

Pendant ce temps, le gouvernement espagnol et les autorités indépendantistes de Catalogne, qui soutiennent que le procès était politique, multiplient les interviews et conférences de presse pour gagner la bataille de l'opinion publique internationale.

"Une minorité veut imposer la violence dans les rues des villes catalanes, particulièrement à Barcelone, Tarragone, Gérone et Lérida. La violence de ce soir a été généralisée dans toutes les manifestations", a écrit le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez. "Il est évident que nous ne sommes pas face à un mouvement citoyen pacifique mais (face à un mouvement) coordonné par des groupes qui utilisent la violence dans la rue pour rompre la coexistence en Catalogne", a ajouté le gouvernement. "L'objectif du gouvernement espagnol est et sera à tout moment de garantir la sécurité et la coexistence en Catalogne", a-t-il encore dit.

Prochain chef de la diplomatie européenne, le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell, lui-même Catalan, a dénoncé "l'attitude totalitaire" des séparatistes, qui "considèrent que les seuls Catalans sont ceux qui suivent leurs idées". Avant de recevoir lui aussi les journalistes étrangers, le président catalan Quim Torra a assuré qu'il "recommencerait", en référence au référendum de 2017, car "nous ne renoncerons jamais à l'exercice du droit d'autodétermination".

Avec AFP

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