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Donald Trump impose une série de sanctions contre Ankara

Donald Trump, le 9 octobre 2019, à la Maison Blanche.
Donald Trump, le 9 octobre 2019, à la Maison Blanche. Jonathan Ernst, Reuters

Après avoir laissé la Turquie déclencher son offensive contre les Kurdes, le président américain a durci le ton lundi en infligeant des sanctions à des ministres turcs et en demandant à Ankara de stopper son opération militaire.

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Changement de ton pour Donald Trump. Le président américain a soudain changé son fusil d’épaule face à la Turquie, lundi 14 octobre, l'appelant à mettre fin à son opération militaire en Syrie et annonçant une série de sanctions au moment où les troupes syriennes se déployaient dans le nord du pays.

Cibles d'une offensive turque meurtrière et abandonnées par leurs alliés américains, les forces kurdes se sont tournées vers les troupes de Damas, qui se sont approchées lundi de la frontière.

"Les États-Unis veulent que la Turquie mette fin à l'invasion, mette en œuvre un cessez-le-feu immédiat et commence à négocier avec les forces Kurdes en Syrie", a indiqué le vice-président américain Mike Pence qui a précisé qu'il se rendrait prochainement en Turquie à la demande de Donald Trump.

Lancée le 9 octobre, l'opération turque a ouvert un nouveau front dans le conflit en Syrie, où interviennent acteurs régionaux et internationaux, et qui a fait depuis 2011 plus de 370 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

Lors d'un échange téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump s'est montré "très ferme", a affirmé Mike Pence, qui a assuré que le dirigeant turc s'était engagé à ce qu'il n'y ait "aucune attaque" contre la ville de Kobané.

Sanctions américaines contre la Turquie : "Aucun impact sur le terrain des opérations militaires"

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Le chef du Pentagone Mark Esper a de son côté déclaré que l'offensive militaire turque avait entraîné la libération de nombreux détenus "dangereux" du groupe jihadiste État islamique (EI). "Cette incursion inacceptable a sapé la mission internationale anti-EI, couronnée de succès en Syrie", a-t-il déploré.

Après une semaine d'annonces contradictoires, un responsable américain a indiqué que tous les militaires américains, environ 1 000, déployés depuis quelques années dans le nord de la Syrie pour soutenir les forces kurdes dans leur combat contre l’EI, avaient reçu l'ordre de quitter le pays.

>> À lire : Les Kurdes s'allient à Damas, qui doit déployer son armée à la frontière turque

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Les sanctions américaines signées lundi par le président américain visent d'actuels et anciens membres du gouvernement turc pour leur implication dans l'offensive militaire dans le nord de la Syrie. Dans un communiqué, le chef de la Maison Blanche a annoncé le relèvement à 50 % des droits de douane américains sur l'acier turc – six mois après leur abaissement – et la fin immédiate des négociations avec la Turquie autour de ce qu'il a qualifié d'accord commercial à hauteur de 100 milliard de dollars.

Les démocrates, qui ont critiqué le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie, n'ont pas pour autant été convaincus par ces dernières annonces. "Le président Trump a déclenché une montée du chaos et de l'insécurité en Syrie. Son annonce d'un ensemble de sanctions contre la Turquie n'est vraiment pas suffisante pour renverser ce désastre humanitaire", a déclaré dans un communiqué la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Avec AFP et Reuters

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