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Le Liban en proie à des centaines d'incendies

Un avion engagé dans la lutte contre le feu au-dessus du village de Dibbiyeh, au sud de Beyrouth, le 15 octobre 2019.
Un avion engagé dans la lutte contre le feu au-dessus du village de Dibbiyeh, au sud de Beyrouth, le 15 octobre 2019. Aziz Taher, Reuters

Confronté à des incendies de grande ampleur dans tout le pays depuis lundi, le Liban a dû procéder à la fermeture d'écoles et d'universités. Un homme est mort d'une crise cardiaque après avoir aidé la défense civile dans sa lutte contre le feu.

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Des espaces verts partis en fumée, des véhicules calcinés et une première victime : le Liban fait face, mardi 15 octobre, à des centaines d’incendies dans tout le pays, provoqués par une vague de chaleur accompagnée de vents forts. Un homme de 32 ans est décédé d'une crise cardiaque après avoir aidé les équipes de la défense civile à lutter contre le feu dans son village.

Selon des sources militaires, la plupart des incendies sont désormais sous contrôle, sauf ceux qui se sont déclarés dans le Chouf, une des parties les plus boisées du pays, située au sud-est de Beyrouth. Dans son combat contre le feu, la défense civile libanaise a reçu l’aide d’avions bombardiers d’eau dépêchés par Chypre.

Du Chouf au Akkar, en passant par le Metn et le Sud, les incendies se sont rapprochés des habitations et des lignes à haute tension, entraînant la fermeture d’écoles et d’universités. Dans le Chouf, on craint surtout que les flammes n’atteignent la réserve de cèdres de la région. Dans certains secteurs, les incendies ont provoqué l’explosion de mines remontant à la période de la guerre civile (1975-1990).

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a demandé lundi l’aide de son voisin chypriote, qui n’a pas tardé à prendre part aux opérations. Il a également sollicité des secours auprès de la Grèce et de la Jordanie, qui se sont dites prêtes à apporter leur soutien à la défense civile libanaise.

La ministre de l’Intérieur, Raya Hassan, a réuni, lundi au Grand Sérail, la résidence du Premier ministre, plusieurs responsables sécuritaires afin d’évaluer les dégâts et de prendre les mesures nécessaires. La piste criminelle est envisagée par le ministre de l’Environnement, Fady Jreissati, ainsi que par plusieurs responsables politiques.

Le Liban n’a pas connu d'incendies d'une telle ampleur depuis des décennies. Près de 200 véhicules de la défense civile sont engagés dans les opérations aux côtés d’hélicoptères de l’armée.

La catastrophe a révélé l’existence de deux Canadair stationnés à l’aéroport de Beyrouth mais qui se sont avérés être hors service faute d’entretien, ce qui a déclenché un scandale dans les milieux politiques.

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