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Le chercheur français Roland Marchal détenu en Iran, Paris dénonce une "situation inacceptable"

Roland Marchal, spécialiste des conflits en Afrique subsaharienne sur le plateau de France 24, le 24 mars 2013.
Roland Marchal, spécialiste des conflits en Afrique subsaharienne sur le plateau de France 24, le 24 mars 2013. Capture d'écran France 24

Le chercheur français spécialiste de l’Afrique sub-saharienne Roland Marchal est détenu en Iran, à l'instar de sa collègue franco-iranienne Fariba Adelkhah. La France a demandé, mercredi, que cesse cette "situation inacceptable".

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Roland Marchal, chercheur français à l'Institut d'études politiques est bien détenu en Iran, a indiqué mercredi 16 octobre le Quai d'Orsay, confirmant une information révélée par Le Figaro mardi soir.

Ce spécialiste français de la Corne de l'Afrique est le compagnon et le collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au CERI de Sciences Po, à Paris, qui a été arrêtée en juin par les Gardiens de la Révolution islamique, lesquels disent la soupçonner d'espionnage.

La France demande aux autorités iraniennes de mettre fin à une "situation inacceptable", a déclaré mercredi la porte-parole du ministère
des Affaires étrangères.
"Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent
transparentes dans ce dossier et agissent sans délai", a indiqué Agnès Von Der
Mühll mercredi lors d'un point de presse électronique.

Selon RFI, Roland Marchal a été arrêté, au début du mois de juin, par les Gardiens de la révolution à l’aéroport de Téhéran,où son vol venait d’atterrir.

 

Citant un proche de Roland Marchal, Le Figaro écrit que le chercheur, fréquemment sollicité par la rédaction de France 24, a été transféré dans une prison standard et a pu recevoir des visites de diplomates français.

 

Le 9 octobre dernier, la France a diffusé une mise en garde aux ressortissants français contre tout projet de voyage en Iran "en raison notamment des pratiques d’arrestation et de détention arbitraires de la part des services de sécurité et de renseignements iraniens".

"Ces services sont, de manière générale, très intrusifs, notamment à l’égard des contacts des ressortissants étrangers avec la population, singulièrement les milieux universitaires qui font l’objet d’une surveillance particulière", a ajouté le gouvernement.

Fariba Adelkhah privée d’accès consulaire

L'Iran a pour l'heure refusé d'entendre les appels de la France à la libération de Fariba Adelkhah, les qualifiant d'ingérence dans les affaires intérieures de la République islamique. Elle a également refusé l'accès consulaire à cette anthropologue âgée de 60 ans, qui était intervenue sur l'antenne de France 24 à l'occasion du 40e anniversaire de la révolution iranienne.

Ces détentions sont de nature à compliquer encore les efforts déployés par Paris pour apaiser les tensions entre Washington et Téhéran. Un autre incident s'est produit lundi avec l'annonce par les gardiens de la Révolution de la capture et du rapatriement en Iran de Rouhollah Zam. Ce journaliste et opposant iranien vivant en France depuis une dizaine d'années est accusé par l'unité d'élite iranienne d'avoir mené une opération destinée à "semer la discorde et propager le mensonge".

Les défenseurs des droits de l'Homme critiquent les arrestations par l'Iran d'Iraniens possédant la double nationalité, qui visent selon eux à obtenir des concessions auprès d'autres pays.

La république islamique a déjà par le passé détenu et condamné des ressortissants français. En 2010, l'universitaire Clotilde Reiss, qui avait été arrêtée en 2009 puis condamnée à deux peines de cinq ans de prison pour "espionnage", avait finalement vu sa peine commuée en amende et avait pu regagner la France.

Avec Reuters

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