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Les camps jihadistes en Syrie ne sont pas menacés "à l'heure actuelle", selon Le Drian

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à l'ONU, à New York, le 29 mars 2019.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à l'ONU, à New York, le 29 mars 2019. Carlo Allegri, Reuters

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a assuré, mercredi, que les camps sous contrôle kurde où sont détenus des jihadistes ne sont pour l’heure pas menacés par l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie.

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Les camps sous contrôle kurde où sont détenus des jihadistes dans le nord-est de la Syrie ne sont pas actuellement menacés par l'offensive turque en cours dans cette région, a déclaré mercredi 16 octobre le chef de la diplomatie française.

"À ma connaissance, à l'heure actuelle, l'offensive turque et le positionnement des FDS (alliance kurdo-arabe, ndlr) n'ont pas abouti à ce que ces camps-là, qui sont essentiellement dans l'est du nord-est syrien, soient menacés dans (leur) sûreté et sécurité indispensables", a relevé Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV et la radio RMC.

Environ 12 000 combattants de l’organisation de l’État islamique (OEI), dont 2 500 à 3 000 étrangers, sont détenus dans les prisons sous contrôle des Kurdes, selon des chiffres de sources kurdes.

Les Européens, premiers concernés par les risques d'attentats, craignent pour leur sécurité si les Kurdes, engagés face aux Turcs, ne peuvent plus tenir ces camps, situés dans l'extrême-nord est de la Syrie, près de la frontière turque.

Discussions autour d'un "dispositif judiciaire" en Irak

Jean-Yves Le Drian devait partir mercredi soir pour l'Irak, a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe, afin de discuter de la création dans ce pays d'un "dispositif" international pour juger les jihadistes de l'OEI.

"Il (faut) faire en sorte, avec les autorités irakiennes, que l'on puisse trouver les moyens d'avoir un dispositif judiciaire susceptible de juger l'ensemble de ces combattants, y compris a priori les combattants français", a affirmé le chef de la diplomatie.

Sept pays européens – la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark – discutent depuis plusieurs mois de la possible mise en place d'un tribunal international en Irak pour juger les jihadistes étrangers.

Avec AFP et Reuters

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