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Mondial de Rugby : les Bleus espèrent enrayer la redoutable machine galloise

Les Bleus fêtent leur victoire face aux Tonga, le 6 octobre 2019.
Les Bleus fêtent leur victoire face aux Tonga, le 6 octobre 2019. Edgar SU, Reuters

Si les Bleus ne pèsent pas lourds face aux Gallois depuis 2011, ils espèrent bien déjouer les pronostics dimanche en quart de finale en misant sur la rapidité et le talent de sa jeunesse.

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L’image hante le rugby gallois depuis la Coupe du monde 2011 : le capitaine Sam Warburton voit l'arbitre de la demi-finale lui infliger un carton rouge dès la 18e minute de la demi-finale contre les Bleus, à la suite d’un plaquage très dangereux sur le trois-quart français Vincent Clerc. Le troisième-ligne gallois laissait alors son équipe à 14 et voyait, depuis le banc de touche, ses coéquipiers s’incliner de justesse (8-9). Une fois de plus, le Pays de Galles perdait la chance de disputer une finale de Coupe du monde.

Les Gallois se sont ensuite largement vengés, en battant huit fois sur neuf les Bleus lors des éditions du Tournoi des VI nations organisées depuis. Mais cette fois, c'est dans la cadre d'une Coupe du monde que les deux équipes s'affrontent et le rendez-vous de dimanche à Oita revêt du coup une très grande importance pour l'équipe du pays de Galles.

Plusieurs joueurs gallois présents voilà 8 ans sur le terrain de l’Eden Park d’Auckland sont encore aujourd’hui titulaires en équipe nationale, à l’instar de l’inoxydable deuxième-ligne Alun Wyn Jones (131 sélections) qui porte au Japon les galons de capitaine. La stabilité est l’un des éléments-clé de la réussite des Gallois. "Beaucoup de joueurs ont eu de la continuité en sélection et plus tu joues de grands matches, plus tu sais t'y préparer, ce qu'on attend de toi et comment assurer", a déclaré à l’AFP l’expérimenté talonneur remplaçant Ken Owens.

L’entraineur n’a pas changé non plus puisque le Néo-Zélandais Warren Gatland était déjà à la tête des Gallois en 2011. Il a pris ce poste fin 2007 et a réussi à gagner 4 Tournois des VI nations avec l’équipe galloise, en la transformant en l’une des équipes les plus redoutées de la planète. Et il espère bien couronner ses 12 années de travail en offrant au Pays de Galles une Coupe du monde. Plusieurs joueurs gallois ont d'ailleurs exprimé cette semaine leur désir de lui offrir une sortie glorieuse.

Des Bleus trop inconstants

Les Français ne l’entendent bien sûr pas de cette oreille. Ils espèrent bien jouer de nouveau un mauvais tour aux dragons gallois, en s’inspirant notamment de leur dernière confrontation au Stade de France. Le 1er février 2019, la France a certes été battue à domicile (19-24) mais elle avait réussi à réaliser une superbe première mi-temps au terme de laquelle les Bleus menaient 16 à 0. Ils avaient ensuite perdu le fil de la rencontre et commis de grosses erreurs dont avaient su profiter les Gallois.

Ce manque de constance sur un match entier est l’une des principales faiblesses du XV de France. Ces derniers mois, il a souvent eu du mal à conserver son niveau tout au long des 80 minutes d’une rencontre. Le scénario s’est d’ailleurs répété dans cette Coupe du monde face à l’Argentine, les Bleus ne s’imposant que de deux petits points (23-21) après avoir largement dominé la première mi-temps.

"La vitesse sera la clé du match, il faut qu'on arrive à gagner nos duels", a expliqué le trois-quart centre français Gaël Fickou avant le quart de finale. Lui et ses coéquipiers ont bénéficié d’une phase de préparation plus reposante puisque les Bleus n’ont plus joué depuis le 6 octobre en raison de l’annulation de leur quatrième et dernière match de qualification contre l’Angleterre. Les Gallois, eux, ont affronté l’Uruguay, dimanche 13 octobre, avec une équipe remaniée et ont obtenu une victoire bonifiée (35-13).

Cette victoire leur a permis de terminer invaincus leur phase de qualification. Le XV gallois a donc fait le plein de confiance ces dernières semaines, en parvenant notamment à dominer l’Australie (29-25). Et il entend bien poursuivre sur sa lancée face à des Bleus qui manquent de repères.

Interrogé sur les chances de victoire des Bleus en quart de finale, Ugo Mola, manager du Stade Toulousain, a insisté sur le fait que la France "possède enfin une grosse génération" de joueurs talentueux. "Une génération, je le pense sincèrement, qui va bientôt gagner. Si ce n'est dans les semaines à venir, ce sera dans les prochains mois", a déclaré le technicien, qui entraîne notamment en club les pépites Romain Ntamack ou Antoine Dupont. Reste à voir si les Bleus peuvent se montrer encore plus précoces en brillant dès dimanche face aux Gallois.

Un seul changement et trois joueurs bien présents

Le sélectionneur Jacques Brunel a annoncé vendredi la composition du XV de France pour le match de dimanche. Le demi de mêlée Antoine Dupont etl'ailier Damian Penaud, longtemps incertains, ainsi que le capitaine Guilhem Guirado, remplaçant lors des deux derniers matches, ont été titularisés. Ils démarreront au sein d'un XV de départ qui comporte un seul changement par rapport à celui vainqueur de l'Argentine en ouverture du Mondial (23-21 le 21 septembre) : en deuxième ligne, Arthur Iturria laisse sa place à Bernard Le Roux, à la densité physique supérieure, pour l'intense combat qui se profile face au XV du Poireau.

 

Composition de l'équipe de la France pour le quart de finale de dimanche à Oita :

Le XV de départ : Médard - Penaud, Vakatawa, Fickou, Huget - (o) Ntamack, (m) A. Dupont - Ollivon, Alldritt, Lauret - Vahaamahina, B. Le Roux - Slimani, Guirado (cap), Poirot

Remplaçants : Baille, Chat, Setiano, Gabrillagues, Picamoles, Serin, Lopez, Rattez

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