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Pour accueillir le prochain G7, Donald Trump choisit l'un de ses clubs de golf

Le Trump National Doral Club, à Miami.
Le Trump National Doral Club, à Miami. Zachary Fagenson, Reuters

La Maison Blanche a déclenché un tollé à Washington en annonçant jeudi que le prochain sommet du G7 se tiendrait dans un club de golf de Donald Trump à Miami. De quoi renforcer les accusations de conflit d'intérêt contre le président.

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Un G7 chez Donald Trump. Le Trump National Doral Club, à Miami, va accueillir, du 10 au 12 juin 2020, le grand rendez-vous annuel qui rassemble les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète.

"Nous sommes absolument convaincus que c'est le meilleur endroit pour l'organiser", a affirmé jeudi 17 octobre Mick Mulvaney, chef de cabinet de la Maison Blanche, au risque d'alimenter les accusations - déjà nourries - sur les conflits d'intérêts de l'ancien magnat de l'immobilier.

L'indignation n'a pas tardé. Jerry Nadler, président démocrate de la commission judiciaire à la Chambre des représentants s'est dit scandalisé, voyant dans cette décision "un exemples éhonté de la corruption du président".

"C'est à peine croyable"

"Nos pères fondateurs doivent se retourner dans leur tombe", a tonné le sénateur démocrate Richard Blumenthal. "Ce n'est pas simplement un conflit d'intérêts, c'est anticonstitutionnel."

"C'est à peine croyable", a réagi l'ONG Citizens for Responsibility and Ethics, qui se concentre sur les conflits d'intérêts dans la classe politique américaine. "Il n'y a plus aucun doute : le gouvernement américain est utilisé comme une filiale de relations publiques et de marketing de la Trump Organization."

Mick Mulvaney a assuré qu'il était le résultat d'un processus rigoureux et que 12 sites différents avaient été considérés. "Il y aura toujours des gens qui n'accepteront pas l'idée que cela se passe dans une propriété Trump. Nous en sommes conscients, mais nous irons là-bas malgré tout", a-t-il martelé lors d'un point presse.

Comment cette décision a-t-elle été prise ? "Nous avons utilisé les mêmes critères que ceux utilisés par les précédentes administrations (pour l'organisation de sommets)", a-t-il assuré, sans élaborer. Est-il prêt, dans un souci de transparence, à rendre publics les documents ayant permis d'aboutir à ce choix ? "Absolument pas."

Le changement climatique pas au programme

N'est-ce pas un moyen de faire de la publicité pour la marque Trump ? "J'ai déjà entendu ça...Je vous demande simplement de prendre en compte le fait que la marque Donald Trump est déjà suffisamment forte comme ça", a-t-il répondu.

De son côté, la Trump Organization s'est dite "honorée" d'avoir été choisie par...Donald Trump.

Le chef de cabinet de la Maison Blanche ne s'est pas attardé sur les priorités qui seraient mises en avant par les États-Unis lors de cette rencontre. "Le changement climatique ne sera pas au programme", a-t-il simplement lâché, sûr de son fait, en réponse à une question sur ce thème.

Donald Trump est le seul dirigeant de la planète à avoir retiré son pays de l'accord de Paris sur le climat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et enrayer l'emballement du changement climatique.

Avec AFP

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