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Liban : la contestation se poursuit, des ministres chrétiens démissionnent du gouvernement

Des manifestants à Beyrouth, le 20 octobre 2019, au Liban.
Des manifestants à Beyrouth, le 20 octobre 2019, au Liban. Ibrahim Amro, AFP

Des dizaines de milliers de Libanais poursuivaient, dimanche, leur mobilisation contre une classe politique qu'ils jugent corrompue. La veille, quatre ministres chrétiens maronites avaient annoncé leur départ du gouvernement libanais.

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Les manifestations se poursuivent au Liban. Des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont convergé en grand nombre, dimanche 20 octobre, vers le centre de Beyrouth, au quatrième jour d'un mouvement de contestation sans précédent qui réclame le départ d'une classe politique accusée de corruption et de népotisme.

Sous une nuée de drapeaux libanais, les manifestants crient "Révolution, révolution" ou "Le peuple veut la chute du régime", slogans phares du Printemps arabe.

Le mouvement, qui a gagné de nombreuses villes du pays, a été déclenché de manière spontanée, jeudi, par l'annonce d'une taxe sur les appels effectués via WhatsApp dans un pays à l'économie exsangue. Une décision annulée aussitôt sous la pression de la rue.

>> À lire : Au Liban, une crise économique sur fond de corruption

Mais les manifestations, rassemblant des ouvriers, des universitaires, des commerçants, des étudiants, des jeunes et des moins jeunes, et de toutes les confessions, n'ont pas cessé depuis, jour et nuit.

Départ du parti des forces libanaises

Première conséquence politique de ce mouvement de contestation : le chef du Parti des forces libanaises (chrétien), Samir Geagea, a annoncé, samedi 19 octobre, le départ de son mouvement du gouvernement. "Nous sommes maintenant convaincus que le gouvernement est incapable de prendre les mesures nécessaires pour sauver la situation. En conséquence, (notre) bloc a décidé de demander à ses ministres de démissionner", a-t-il déclaré.

L'annonce de Samir Geagea a été accueillie dans la liesse par des manifestants à Beyrouth, qui ont appelé d'autres partis à démissionner du gouvernement. À Tripoli, deuxième ville du pays, certains ont lancé des feux d'artifice.

"Les gens se sont réveillés"

"C'est peut-être mieux je pense que l'ensemble du gouvernement démissionne", a lancé Ali, un manifestant sur la place al-Nour, à Tripoli. "Les gens se sont réveillés", a ajouté le jeune homme de 24 ans, appelant à des élections parlementaires anticipées.

Le Liban subit une crise économique sans précédent, alors que la dette du pays culmine à plus de 86 milliards de dollars, soit 150 % du PIB.

Avec AFP

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