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Au Chili, le président Piñera demande "pardon" et annonce des mesures sociales pour apaiser la contestation

Des manifestants demandent la démission du président chilien à Valparaiso, le 22 octobre 2019.
Des manifestants demandent la démission du président chilien à Valparaiso, le 22 octobre 2019. Edgard Garrido, Reuters

Salaire minimum garanti, hausse des retraites ou encore stabilisation des coûts de l'électricité : le président chilien Sebastian Piñera a proposé, mardi, un virage social afin de mettre fin à cinq jours de troubles qui ont fait 15 morts.

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Face à l'escalade de la contestation au Chili, le président Sebastian Piñera a proposé, mardi 22 octobre, un paquet de mesures destinées à apaiser la fronde, parmi lesquelles l'instauration d'un salaire minimum garanti, la hausse des retraites et la stabilisation des coûts de l'électricité.

Le dirigeant de centre droit, dont certains contestataires appellent à la démission, a indiqué qu'il espérait transformer les manifestations violentes en une "opportunité" pour le Chili, "rattraper le temps perdu" et "prendre des mesures concrètes" pour mettre fin aux inégalités économiques qui alimentent la colère au sein du pays.

"Il est vrai que les problèmes se sont accumulés pendant des décennies et que les différents gouvernements n'ont pas été en mesure de reconnaître la situation dans toute son ampleur", a déclaré Sebastian Piñera lors d'un discours depuis le palais présidentiel mardi soir. "Je reconnais et demande pardon pour ce manque de vision", a-t-il ajouté.

Nouvelles manifestations attendues

Au moins 15 personnes ont été tuées et 5 400 arrêtées lors des manifestations qui ont débuté après l'annonce ce mois-ci de la hausse du prix des titres de transport, donnant lieu à des scènes de chaos dans la capitale Santiago où l'état d'urgence a été déclaré et un couvre-feu instauré le week-end dernier.

De nouvelles manifestations sont attendues mercredi, de même qu'une grève générale par solidarité avec les contestataires à laquelle prendront part fonctionnaires, enseignants ou encore employés de Codelco, principal producteur de cuivre au monde.

Avec Reuters

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