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Présidentielle : colère en Bolivie alors que le dépouillement se poursuit

Manifestation à La Paz, mardi 22 octobre 2019.
Manifestation à La Paz, mardi 22 octobre 2019. Ueslei Marcelino, Reuters

Une grève "jusqu'à nouvel ordre" a été annoncée, mardi, en Bolivie, alors que les résultats complets de l'élection présidentielle se font toujours attendre. De son côté, le gouvernement a proposé un audit du vote.

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Des milliers de Boliviens furieux contre ce qu’ils considèrent comme une tentative par le président sortant Evo Morales d’outre-passer le résultat des urnes ont manifesté, mardi 22 octobre, au soir devant l’hôtel de La Paz où se trouve l'autorité électorale. Une grève jusqu'à nouvel ordre est prévue mercredi.

Les résultats officiels complets de l’élection présidentielle de dimanche n’ont toujours pas été publiés. Mercredi peu après 6 h, heure française, le "comptage officiel" dépassait les 96 % des bulletins définitivement dépouillés, plaçant Evo Morales à 46 % et Carlos Mesa à 37,38 %. Pour s'imposer dès le premier tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue ou au moins 40 % des voix avec 10 points de pourcentage d'écart sur le second.

Un précédent décompte du Tribunal électoral suprême (TSE) indiquait qu'un second tour devrait être organisé. Le TSE a alors interrompu de manière inattendue la publication du décompte préliminaire, provoquant un tollé.

Démission à la commission électorale

Le vice-président de la commission électorale a démissionné en guise de protestation, déclarant que l'interruption dans la publication des résultats avait discrédité "l'ensemble du processus électoral, provoquant une convulsion sociale inutile".

>> À lire : Face à Evo Morales, une opposition déchirée

Affichant une volonté d'apaisement, le gouvernement a invité l'Organisation des états américains (OAS) à procéder à un audit du vote. "Quel que soit le résultat, le gouvernement l'acceptera", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Diego Pary, lors d'une conférence de presse.

"Nous appelons à la grève jusqu'à nouvel ordre", a affirmé mardi Luis Fernando Camacho, le président de l'influent Comité Pro-Santa Cruz, une organisation de la société civile établie à Santa Cruz, capitale économique du pays et bastion de l'opposition. Ce mouvement devait commencer mercredi à minuit heure locale (4 h GMT), a-t-il précisé, après une réunion avec des organisations d'autres régions.

Avec AFP et Reuters

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