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La Bourse de Paris toujours en retrait (-0,62%) à mi-séance

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris restait sur ses gardes (-0,62%) mercredi à la mi-journée, digérant à la fois la perspective probable d'un nouveau report du Brexit et de nombreux résultats d'entreprises.

A 14H00 (12H00 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 35,10 points à 5.622,59 points, dans un volume d'échanges de 1,08 milliard d'euros. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,17%.

La cote parisienne a débuté dans le rouge et a conservé cette tendance au cours de la matinée.

Wall Street s'acheminait également vers une ouverture en territoire négatif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 0,12%, l'indice élargi S&P 500 0,17% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,12%.

Nous avons assisté à "un pas en avant et un pas en arrière dans le processus du Brexit alors qu'hier, le Parlement a soutenu l'accord du Premier ministre Boris Johnson, mais a ensuite rejeté la proposition d'approuver le plan dans les trois jours", a résumé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Il semble qu'une extension [du délai de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne] soit probable, d'où l'humeur sombre des marchés ce [mercredi] matin", a-t-il poursuivi.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé aux États membres de l'UE d'accepter un troisième report du Brexit après un vote à double tranchant des députés britanniques qui pourrait déboucher sur des élections anticipées.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a réussi mardi soir à faire approuver par la Chambre des communes le principe du nouvel accord de sortie, mais les députés ont refusé le calendrier qu'il voulait leur imposer pour se prononcer d'ici à jeudi sur un texte de 110 pages.

Le dirigeant conservateur a en conséquence annoncé qu'il suspendait l'examen de l'accord par le Parlement jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date du divorce, fixée en principe au 31 octobre.

"L'UE va maintenant devoir dire si elle est prête à accepter un délai et si oui, pour quelle durée. Une question critique car la durée du report conditionnera la stratégie politique de Boris Johnson", a estimé pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Outre le feuilleton du Brexit, les investisseurs avaient fort à faire avec les publications de résultats d'entreprise.

Sur le terrain des statistiques, le climat des affaires en France a légèrement fléchi en octobre par rapport à septembre.

La confiance des consommateurs en zone euro pour ce même mois est également à l'agenda.

- Bic en tête du SBF 120 -

En matière de valeurs, Bic s'affichait en tête du SBF 120 (+3,72% à 64,20 euros), fort d'un bénéfice net en hausse de 17% au troisième trimestre, malgré un environnement toujours difficile.

Eramet prenait 3,72% à 48,50 euros après un début de séance difficile. Le groupe a vu ses ventes reculer de 6% au troisième trimestre, pénalisées notamment par la baisse du prix du minerai de manganèse.

Peugeot SA progressait de 2,58% à 24,66 euros, bénéficiant d'un chiffre d'affaires en hausse de 1% au troisième trimestre, à 15,6 milliards d'euros, malgré un recul de ses livraisons mondiales de 5,9%.

Carrefour gagnait 1,60% à 15,85 euros, profitant d'un chiffre d'affaires de près de 20 milliards d'euros au troisième trimestre.

Casino évoluait dans le vert (+0,66% à 44,12 euros) après l'annonce d'une importante opération lui permettant de repousser l'échéance de sa dette. Au lendemain de cette annonce, l'agence Moody's a abaissé d'un cran la note de Casino à "B2" tandis que S&P a levé sa "surveillance négative".

Ingenico s'appréciait de 1,29% à 92,76 euros, soutenu par un chiffre d'affaires qui a bondi de 28% à 880 millions d'euros au troisième trimestre, grâce à l'intégration de deux nouvelles sociétés et à une croissance organique de 10%.

Airbus reculait en revanche de 2,15% à 119,24 euros. L'agence Fitch a indiqué mardi qu'elle pourrait relever la note de l'avionneur européen, qui devrait profiter d'une amélioration de sa situation financière au cours des années à venir.

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