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L'armée russe entre dans la ville syrienne de Kobané

La ville kurde de Kobané, en Syrie, le 3 avril 2019.
La ville kurde de Kobané, en Syrie, le 3 avril 2019. Ali Hashisho, Reuters

Dans le cadre d’un accord passé avec Ankara, des hommes de la police militaire russe sont entrés dans la ville de Kobané, en Syrie. Ils doivent appuyer le retrait des forces kurdes de la zone.

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Des forces russes ont franchi l'Euphrate et ont atteint la ville kurde de Kobané, en Syrie, mercredi 23 octobre, selon des sources de notre envoyé spécial à la frontière turco-syrienne. La Russie agit dans le cadre d'un accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes.

"Une personne à Kobané nous a confirmé l'arrivée des Russes et leur installation", affirme Karim Hakiki, envoyé spécial de France 24 à Ceylanpinar, en Turquie. "Dans cette zone tampon, voulue par le président Recep Tayyip Erdogan", explique-t-il. 

La police militaire russe "aidera au retrait des Unités de protection du peuple (YPG, combattants kurdes) et à leur désarmement sur 30 kilomètres de profondeur" sur une grande partie du nord-est de la Syrie, frontalière de la Turquie, avait annoncé le ministère russe de la Défense.

"Situation humanitaire des civils catastrophique"

Enfin, selon l'agence de presse russe Ria Novosti, des militaires des forces dépêchées par Moscou ont rencontré des responsables de Kobané, symbole de la résistance à l'organisation État islamique (OEI).

"Côté turc, la population affiche sa satisfaction. En revanche, la situation humanitaire des civils est catastrophique", ajoute notre envoyé spécial.

La Turquie garde la main sur une autre région

En vertu de l'accord entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, ce seront les Russes et les Turcs qui patrouilleront dans la zone.

Conformément à ce mémorandum, la Turquie garde cependant la haute main sur une autre région du nord-est où son armée est déjà présente, et dont elle a pris le contrôle au cours de son offensive déclenchée le 9 octobre contre les YPG.

Conformément au mémorandum russo-turc, la Turquie garde cependant la haute main sur une autre région du nord-est où son armée est déjà présente, longue de 120 km, et dont elle a pris le contrôle au cours de son offensive déclenchée le 9 octobre contre les YPG.
 

Avec AFP

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