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L'ONU envoie au Chili une commission d'enquête sur des violations des droits de l'Homme

Un manifestant brandit un drapeau chilien dans les rues de Valparaiso, au Chili, le 24 octobre 2019.
Un manifestant brandit un drapeau chilien dans les rues de Valparaiso, au Chili, le 24 octobre 2019. Rodrigo Garrido, Reuters

Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU et ex-présidente du Chili, a annoncé, jeudi, l'envoi d'une commission d'enquête pour vérifier si des droits de l'Homme avaient été violés lors les manifestations qui secouent le pays.

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Michelle Bachelet envoie des enquêteurs dans le pays qu’elle a dirigé à deux reprises. Celle qui occupe désormais le poste de Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU a annoncé, jeudi 24 octobre, qu’une mission d'enquête se rendra au Chili pour vérifier les allégations de violations des droits de l'Homme dans ce pays en proie à une grave crise sociale.

"Après avoir suivi la crise au Chili depuis le début, j'ai décidé d'envoyer une mission de vérification pour examiner les allégations de violations des droits de l'Homme" a-t-elle déclaré dans un tweet. L’ancienne présidente chilienne a ajouté que "les parlementaires et le gouvernement (chiliens) avaient tous exprimé le désir d'une mission des droits de l'Homme de l'ONU".

Lundi déjà, elle s'était dite "profondément attristée" par les émeutes au Chili et avait réclamé des "enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes" au sujet d'"allégations troublantes sur l'usage excessif de la force par la police et l'armée".

Au début de la semaine, la Haut-Commissaire avait déploré les "actes commis par les autorités et les manifestants qui ont provoqué des morts ou des blessés". Dix-huit personnes, dont un enfant, sont mortes, selon des chiffres officiels, depuis le début le 18 octobre de la pire crise sociale vécue par le Chili depuis trente ans.

Le mouvement se poursuit

L'explosion de colère sociale a été provoquée par l'annonce d'une hausse de 3,75 % du prix du ticket de métro à Santiago, mais les émeutes et les pillages ne se sont pas calmés malgré la suspension de cette mesure.

Le président chilien Sebastian Piñera, qui a reconnu n'avoir pas anticipé la crise et a demandé "pardon" à ses compatriotes, a annoncé mardi une série de mesures sociales.  Les manifestations se sont toutefois poursuivies et les syndicats chiliens ont appelé à poursuivre, jeudi, le mouvement de grève générale.

Avec AFP

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