ROYAUME-UNI

Brexit : l'UE favorable à un report, délai non encore fixé

Les drapeaux britannique et européen devant le Parlement britannique le 23 janvier 2019.
Les drapeaux britannique et européen devant le Parlement britannique le 23 janvier 2019. Daniel Leal-Olivas, AFP

Au lendemain d'un appel de Boris Johnson à organiser des élections pour sortir du "cauchemar" du Brexit, les ambassadeurs de l'UE réunis, vendredi, à Bruxelles, ont repoussé à la semaine prochaine une décision sur la durée d'un report du Brexit.

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La durée du report du Brexit n'est pas encore tranchée. Les ambassadeurs des  pays de l'Union européenne étaient à nouveau réunis, vendredi 25 octobre, au lendemain de l'appel de Boris Johnson à organiser des élections au Royaume-Uni pour sortir de l'impasse.  

Les Vingt-Sept se sont entendus sur un report du Brexit au-delà de la date du 31 octobre mais n'ont pas encore fixé de nouvelle date, a annoncé la Commission européenne.

Le négociateur de l'UE sur le Brexit Michel Barnier a qualifié d'"excellentes" les discussions de vendredi. "Le travail va continuer dans les prochains jours", a indiqué une porte-parole de la Commission européenne.

Une nouvelle réunion au niveau des ambassadeurs des pays membres de l'UE hors Royaume-Uni aura lieu en début de semaine prochaine pour finaliser un accord, a déclaré Mina Andreeva, porte-parole de l'exécutif bruxellois, alors qu'un vote est attendu, lundi, au Parlement britannique sur la tenue d'élections anticipées.

"On sait que le temps tout seul n'amène à rien d'autre qu'à l'enlisement"

Certains pays, comme l'Irlande, plaident pour un report de trois mois, au 31 janvier 2020, délai que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été contraint de demander. Mais d'autres, comme la France, souhaitent un délai plus court, tandis que d'autres encore n'ont pas de position arrêtée, ont expliqué plusieurs sources européennes. Jeudi, Boris Johnson a appelé à la tenue d'élections législatives anticipées le 12 décembre.

Mais "c'est une chose de dire on aimerait faire peut-être des élections, c'est autre chose de dire elles sont organisées", a souligné jeudi soir la secrétaire d'État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

"On ne va pas faire de la politique fiction, on a besoin de faits pour prendre des décisions" sur la durée d'une prolongation, a-t-elle dit sur RTL. "Ce sont des décisions qui vont être prises dans les heures et les jours qui viennent en fonction de ce que le Parlement nous annonce comme étant des choses pas juste voulues, mais des choses réellement actées", a-t-elle poursuivi.

"On a besoin de savoir pourquoi on donne du temps. On sait que le temps tout seul n'amène à rien d'autre qu'à l'enlisement", a-t-elle insisté.

Avec AFP

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