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PSG: Icardi-Cavani, le "Goleador" menace le "Matador"

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Paris (AFP)

Le "Matador" chancelle: les débuts remarqués avec le Paris SG de Mauro Icardi, dont la "fiabilité" séduit Thomas Tuchel, fragilisent le règne d'Edinson Cavani à la pointe de l'attaque parisienne. Et promet une concurrence "totale", selon l'entraîneur allemand qui se refuse à établir une hiérarchie.

Six matches, 12 tirs, 8 cadrés, 5 buts. Les statistiques de l'ancien joueur de l'Inter Milan cette saison, toutes compétitions confondues, en disent long sur son efficacité.

A Bruges mardi soir (5-0) en Ligue des champions, son doublé, son aisance naturelle dans la surface de réparation adverse et son association prometteuse avec Kylian Mbappé ou Angel Di Maria n'ont fait que confirmer la tendance: Icardi a tous les atouts du "Goleador" et semble adapté au système parisien.

A 26 ans, l'avant-centre a vite oublié ses longs mois d'indésirable du vestiaire milanais, reprenant le chemin du but avant même d'avoir retrouvé une condition physique optimale.

A Paris, il profite pleinement de l'effacement de l'attaquant de pointe N.1 du club champion de France, meilleur buteur de l'histoire du PSG avec 195 réalisations. Cavani, depuis le 9 février, jour de sa première blessure à une hanche, n'a en effet enfilé le maillot de son club qu'à onze reprises en match officiel, miné par les soucis physiques.

- "La hiérarchie n'existe pas" -

Le dernier en date, toujours à la même hanche contre Toulouse mi-août, a compliqué les choses: l'Uruguayen n'a plus joué depuis et n'a pas disposé de la moindre minute lors des deux derniers matches malgré son retour dans le groupe.

"Il n'était pas prêt pour jouer 90 minutes et on a décidé de commencer avec tous ceux qui en étaient capables", s'est expliqué Tuchel après la victoire à Bruges en Ligue des champions.

L'idole du Parc des Princes, âgée de 32 ans et dont le contrat expire en juin 2020, aura-t-elle 90 minutes dans les jambes pour le choc face à Marseille dimanche ? Quand bien même cela serait le cas, aura-t-elle la confiance de l'entraîneur dès le coup d'envoi ?

"La hiérarchie n'existe pas, tout le monde doit combattre pour être titulaire. Cela peut changer tous les trois jours", a avancé Tuchel cette semaine. Mi-septembre, l'Allemand promettait déjà "une concurrence totale" pour le "bien" de l'équipe, incitant même les deux Sud-Américains à devenir "complices".

- "On boit le maté ensemble" -

Mais depuis, la situation a clairement profité au nouvel arrivant, prêté par l'Inter cette saison mais dont l'option d'achat - estimée à 70 millions d'euros - laisse ouverte la possibilité d'un bail à long terme. "Matador" en devenir ?

"Le +Matador+, on l'a déjà, c'est +Edi+ (Cavani). Je marque des buts et j'essaie de donner le maximum pour aider l'équipe à gagner. De toute façon, je m'entends bien avec +Edi+, on boit le maté ensemble, et c'est ce qui est important pour le groupe", a glissé Icardi mardi soir.

De son côté, Tuchel se refuse à mettre en avant l'un plutôt que l'autre: "Mauro est très fiable avec le ballon", il est "très discipliné, très intelligent sans le ballon", énumère le technicien. Mais "Cavani nous a beaucoup manqué, il travaille aussi beaucoup quand il joue pour nous", contrebalance-t-il.

Au point d'imaginer associer les deux hommes en l'absence de Neymar, blessé ? "Si les deux montrent qu'il est absolument nécessaire qu'ils soient sur le terrain, je vais trouver une solution", avouait-il en septembre.

Mais avec la forme d'Angel Di Maria et le retour en grâce de Kylian Mbappé, qui les rendent quasiment indispensables, il s'agirait d'un ambitieux pari offensif. Entre ses deux amateurs de maté, Tuchel finira par devoir trancher.

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