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Washington va renforcer son dispositif militaire en Syrie pour protéger les champs pétroliers

Le 23 mars 2019, des soldats américains se rassemblent autour de leurs véhicules près du champ pétrolifère d'Omar, dans la province syrienne de Deir Ezzor.
Le 23 mars 2019, des soldats américains se rassemblent autour de leurs véhicules près du champ pétrolifère d'Omar, dans la province syrienne de Deir Ezzor. Delil Souleiman, AFP

"Déterminés à renforcer leurs positions", les États-Unis ont annoncé jeudi l'envoi de renforts militaires pour protéger les champs pétroliers de l'est syrien, après leur retrait de zones frontalières avec la Turquie.

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Protéger les champs pétroliers de l'est syrien. Les États-Unis ont annoncé jeudi 24 octobre l'envoi de renforts militaires pour assurer la sécurité de zones pétrolifères, après leur retrait de la frontière avec la Turquie qui avait laissé le champ libre à l'opération militaire d'Ankara contre les forces kurdes, aujourd'hui forcées de quitter des positions qu'elles tenaient depuis des années.

"Les États-Unis sont déterminés à renforcer leurs positions, en coopération avec nos partenaires des FDS, avec des renforts militaires" en Syrie, a indiqué un responsable militaire, sans préciser l'ampleur du dispositif prévu.

Un "petit nombre de soldats" américains

Malgré le retrait américain du nord, les Forces démocratiques syriennes (FDS) – la coalition arabo-kurde sur laquelle Washington s'est appuyée dans la lutte contre l'organisation État islamique (OEI) – coopèrent encore avec les États-Unis dans la province de Deir Ezzor (est), non loin de la frontière irakienne, où se trouvent les plus grands champs pétroliers du pays. Quelque 200 soldats américains y sont encore postés.

"L'objectif est d'empêcher ces champs pétroliers de tomber entre les mains de l'OEI ou d'autres groupes déstabilisateurs", a ajouté ce responsable ayant requis l'anonymat. "Nous devons interdire à l'OEI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence" du groupe jihadiste.

Le président américain Donald Trump avait déclaré mercredi qu'un "petit nombre de soldats" américains resterait en Syrie, "dans les zones où il y a du pétrole". Il a précisé que le chef des FDS, Mazloum Abdi, l'avait remercié et s'était montré "extrêmement reconnaissant".

>> À lire : "L’accord turco-russe enterre l’éphémère autonomie des Kurdes de Syrie"

Patrouilles russes

Les forces kurdes, dont les rêves d'autonomie ont été anéantis, ont quitté jeudi des positions tenues de longue date près de la frontière turque. L'armée russe continuait de son côté les patrouilles, en vertu d'un accord russo-turc conclu mardi, qui prévoit un retrait kurde et un contrôle commun d'une large partie de la frontière turco-syrienne.

Déjà actives dans la ville de Kobané, des forces russes ont été vues par un photographe de l'AFP quitter Qamichli, plusieurs centaines de kilomètres plus à l'est, pour entamer des patrouilles dans cette zone.

Selon Moscou, une patrouille de la police militaire russe a eu lieu sur "un nouvel itinéraire" de plus de 60 km. Allié de Moscou, le régime syrien de Bachar al-Assad a également déployé ses troupes dans la zone, l'accord russo-turc permettant à l'armée syrienne de reprendre un territoire où se trouvent des puits de pétrole et des zones agricoles fertiles.

Menace de la Turquie

C'est une offensive sanglante lancée le 9 octobre par la Turquie dans le nord syrien qui a poussé les forces kurdes à s'éloigner de sa frontière. L'assaut a été interrompu pour permettre aux YPG (Unités de protection du peuple, milice kurde) de se retirer de leurs positions frontalières.

L'accord turco-russe avait été précédé d'un accord entre Ankara et Washington prévoyant le retrait des YPG sur une zone de 120 km, respecté par les Kurdes. Les forces turques contrôlent désormais cette zone, mais souhaitent le départ de cette milice sur l'ensemble des 440 km.

Recep Tayyip Erdogan a menacé de prendre "toutes les mesures nécessaires" si l'accord de retrait des YPG n'était pas respecté. Il a aussi appelé les États-Unis à livrer Mazloum Abdi à son pays, le qualifiant de "terroriste".

Avec AFP

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