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Mondial de rugby : le XV de la Rose veut effacer le souvenir douloureux de 2015

Rarement le XV de la Rose n'a semblé aussi sûr de ses forces.
Rarement le XV de la Rose n'a semblé aussi sûr de ses forces. Behrouz Mehri, AFP

Lors de la précédente Coupe du monde de rugby organisée chez elle, l'Angleterre avait vécu un terrible affront en n’accédant pas aux phases finales. Elle a su se relever au Japon, en comptant notamment sur le talent de son sélectionneur, Eddie Jones.

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Le visage du trois quarts anglais Owen Farrell pendant le haka des All Blacks était un avertissement : les Anglais étaient sûrs d’eux, ils pouvaient battre la Nouvelle-Zélande en demi-finale de la Coupe du monde de rugby 2019 organisée au Japon. Et ils l’ont fait brillamment (19-7), au terme d’un match qu’ils ont contrôlé du début à la fin. Les All Blacks n'avaient pourtant plus connu la défaite dans la compétition depuis le quart de finale perdu face à la France en 2007 (20-18), après lequel ils avaient aligné 18 succès… Mais ils ont livré une prestation bien trop fade pour réussir à faire douter un XV de la Rose désireux d’effacer le cauchemar vécu en 2015.

Quatre ans plus tôt, les Anglais avaient en effet regardé les Néo-Zélandais soulever le trophée Webb-Ellis chez eux, sur la pelouse de Twickenham, après être sortis par la petite porte de "leur" Mondial, éliminés en poules pour la première fois de leur histoire – une première également pour un pays organisateur.

Le redressement est donc spectaculaire et a pour principal architecte l’Australien Eddie Jones, appelé à la rescousse pour remettre de l'ordre dans la maison après deux Coupes du monde ratées (avec l'élimination en quarts de finale en 2011). Un technicien expérimenté, déjà consultant auprès de l’Afrique du Sud en 2007 lors du sacre des Springboks à Paris, qui a clairement affiché son objectif en prenant les rênes du XV de la Rose fin 2015 : un deuxième titre mondial au Japon, après celui décroché en 2003 par la bande de Jonny Wilkinson.

Eddie Jones croit dans les présages

Il reste une marche à franchir aux Anglais, la plus haute, face aux Springboks sud-africains. Une occasion que l’Angleterre, seule équipe européenne sacrée championne du monde lors des huit éditions précédentes, ne compte pas laisser filer. Pour y parvenir, les Anglais s’appuieront de nouveau sur des avants robustes et conquérants, à l’image des frères Vunipola, du spectaculaire deuxième ligne Maro Itoje ou de l’inarrêtable pilier Kyle Sinckler, qui ont bousculé les Néo-Zélandais en demi-finale.

"On a été dominés dans les regroupements, ils ont avancé sur les impacts, et du coup, quand les décisions étaient à 50/50, elles sont allées en leur faveur. On a aussi fait le genre de fautes qu'on ne commet pas lorsqu'on est devant au score. On a été contrés en touche. Il n'y a pas de honte à perdre contre une bonne équipe comme ça, mais ça fait mal", a déclaré le sélectionneur néo-zélandais, Steve Hansen, après la défaite.

Cette nette domination a déjà permis à l’Angleterre de disputer une quatrième finale de Coupe du monde (1991, 2003, 2007). Et dans la foulée, Eddie Jones a bénéficié d'une semaine pour préparer la rencontre et rappeler à ses joueurs que leur unique objectif était bien de rapporter la coupe Webb Ellis à Londres. Un registre que maîtrise à la perfection cet homme affable âgé de 59 ans, enfant d’une mère américano-japonaise. Le Figaro avait par exemple expliqué, à la veille des demi-finales, comment cet ancien professeur d’histoire-géographie avait établi un lien entre la récente intronisation de Naruhito, le nouvel empereur du Japon, et le parcours de son équipe.

"C’est un changement historique, une page de l’histoire du Japon qui se tourne. Et c’est aussi une page de l’histoire de la Coupe du monde qui va se tourner. C’est un beau parallèle, et je crois aux présages", avait-il martelé. Pas de doute, les rebonds sont du côté du sélectionneur du XV de la Rose dans cette compétition.

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