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Les Argentins choisissent leur président, le candidat péroniste Alberto Fernandez favori

Le candidat à la présidence argentine Alberto Fernandez et sa candidate à la vice-présidence, Cristina Kirchner, lors d'un rassemblement à Mar del Plata, en Argentine, le 24 octobre 2019.
Le candidat à la présidence argentine Alberto Fernandez et sa candidate à la vice-présidence, Cristina Kirchner, lors d'un rassemblement à Mar del Plata, en Argentine, le 24 octobre 2019. Agustin Marcarian, Reuters

Plongée dans la crise économique, l'Argentine élit dimanche son président. Le candidat de centre-gauche Alberto Fernandez est le favori du scrutin, loin devant le président sortant Mauricio Macri.

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Les Argentins se rendent aux urnes, dimanche 27 octobre, pour désigner leur nouveau président. Le candidat péroniste de centre-gauche Alberto Fernandez est donné favori, loin devant le président libéral sortant Mauricio Macri.

"Avec le vote de dimanche, nous devons tourner la page déshonorante qui a commencé à s'écrire le 10 décembre 2015" (date de la victoire de Mauricio Macri, NDLR), a lancé jeudi Alberto Fernandez lors de son meeting électoral final.

>> À voir : "Présidentielle argentine : le bilan économique désastreux de Mauricio Macri"

Cristina Kirchner, colistière de Fernandez

L'ancienne présidente Cristina Kirchner (2007-2015), associée à Alberto Fernandez comme candidate à la vice-présidence, se trouvait à ses côtés.

Si les prévisions de tous les sondages se confirment, Alberto Fernandez, 60 ans, devrait l'emporter dès le premier tour. Pour cela, il doit obtenir plus de 45 % des voix, ou bien plus de 40 % des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Si ce n'est pas le cas, un second tour aura lieu le 24 novembre.

"J'ai hâte que lundi arrive, que Fernandez et Cristina viennent", s'est exclamé Sergio Esteves, un fleuriste de 48 ans accompagné de ses deux enfants.

Le scrutin s'ouvre à 8 h, heure locale (11 h GMT) et doit s'achever à 18 h (21 h GMT). Les résultats seront connus à partir de 21 h, heure locale (0 h GMT, lundi).

>> À lire : "Le droit à l'avortement s'invite dans la campagne en Argentine"

Selon les sondages, l'écart en faveur d’Alberto Fernandez s'est encore accru depuis les primaires d'août (considérées comme une répétition générale avant l'élection présidentielle), où Alberto Fernandez avait devancé de 17 points Mauricio Macri, le candidat préféré des marchés.

Pire crise économique depuis 2001

Le président sortant, lui aussi âgé de 60 ans, achève son mandat au milieu de la pire crise économique que l'Argentine ait vécue depuis 2001. En récession depuis plus d'un an, le pays connaît une inflation élevée (37,7 % en septembre), une dette massive et un taux de pauvreté en hausse (35,4 %, soit un Argentin sur trois).

Mais des investisseurs craignent qu'une victoire d'Alberto Fernandez n'entraîne le retour des politiques interventionnistes de la période du kirchnérisme (2003-2015).

Des analystes se demandent en outre qui gouvernerait réellement : Alberto Fernandez, ancien chef de cabinet de Cristina Kirchner et de son mari Nestor Kirchner (président de 2003 à 2007), ou bien Mme Kirchner, 66 ans.

Habitués aux bouleversements économiques, nombre d'Argentins se sont massés vendredi devant les banques et les bureaux de change pour acheter des dollars ou retirer leurs dépôts.

Alberto Fernandez s'est efforcé de les rassurer. "Que les Argentins soient tranquilles, nous allons respecter vos dépôts", a-t-il déclaré, faisant allusion au spectre du "corralito", nom officieux des mesures prises en 2001 en Argentine pour mettre fin à une course à la liquidité et à la fuite des capitaux.

Une Argentine polarisée

Mais Martin, un cinéaste âgé de 50 ans, n'avait pas confiance. Il portait vendredi un attaché-case plein de billets argentins avec lesquels il comptait acheter 3 000 dollars dans un bureau de change. "C'est toujours la même histoire", disait-il. "Mes parents ont tout perdu dans le corralito, je ne veux pas que ça m'arrive."

Depuis les primaires, les épargnants argentins ont retiré quelque 12 milliards de dollars de leurs comptes, soit environ 36,4 % du total.

Le vainqueur de l'élection, quel qu'il soit, devra, pour sortir le pays de la crise, parvenir à créer un consensus, ce qui n'est pas facile dans une Argentine toujours plus polarisée.

Deux jours avant le scrutin, les marchés étaient en ébullition vendredi. En une semaine, le peso a perdu 5,86 % de sa valeur face au dollar. La monnaie américaine est historiquement le refuge des Argentins en cas de crise.

Avec AFP

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