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Mozambique : le président Filipe Nyusi largement réélu, l'opposition dénonce des fraudes

Le président mozambicain, Filipe Nyusi, lors de son déplacement au bureau de vote, le 15 octobre 2019 à Maputo.
Le président mozambicain, Filipe Nyusi, lors de son déplacement au bureau de vote, le 15 octobre 2019 à Maputo. Grant Lee Neuenburg, Reuters

Le président mozambicain sortant, Filipe Nyusi, a été réélu à la tête du pays avec 73 % des voix, a annoncé dimanche la commission électorale. Son adversaire dénonce des "fraudes massives" et appelle à un nouveau scrutin.

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Filipe Nyusi reste à la tête du Mozambique, a annoncé la commission électorale du pays, dimanche 27 octobre. Le président sortant a remporté l'élection présidentielle avec quelque 73 % des voix, contre 22 % à son principal opposant, Ossufo Momade.

Après un scrutin qui s'est déroulé sans incident mais avec de vives tensions, le 15 octobre dernier, l'opposition a dénoncé des fraudes et accusé le gouvernement d'avoir eu recours à des violences et des intimidations.

C'est le président de la commission électorale lui-même, Abdul Carimo, qui a annoncé les résultats. Filipe Nuysi est ainsi élu pour un nouveau mandat de cinq ans.

"Je veux faire part de mon respect pour les partis de l'opposition et tendre la main à mes frères Ossufo Momade, Daviz Simango et Mário Albino", ses adversaires dans le scrutin, a réagi Filipe Nyusi devant ses partisans à Matola, à l'ouest de Maputo. "Nous devons travailler ensemble pour développer notre pays".

Accusations de "fraudes électorales massives"

De nombreuses irrégularités dans le scrutin ont toutefois été dénoncées par la société civile mozambicaine et les principales missions internationales d'observateurs.

L'ambassade des États-Unis a également exprimé vendredi d'"importantes inquiétudes liées à (...) des irrégularités qui pourraient avoir des conséquences sur la perception de l'intégrité du processus électoral". Un processus électoral marqué par une participation d'un peu plus de 50% parmi les 13 millions d'électeurs inscrits.

Des "divergences" ont notamment été citées par l'ambassade américaine entre les listes électorales et le recensement démographique dans plusieurs régions, notamment dans les provinces de Gaza (sud) et de Zambezie (centre).

Elle s'est aussi étonnée que dans nombre de bureaux de vote à Gaza, le taux de participation affiché en fin de journée était "près de 100%" alors qu'il était resté "faible jusque dans le milieu de l'après-midi".

Vendredi déjà, Ossufo Momade, candidat de la Renamo et adversaire de Filipe Nyusi à l'élection présidentielle, avait appelé à la tenue de "nouvelles élections". Il dénonçait alors des "fraudes électorales massives" et des opérations d'intimidation des électeurs.

>> À voir : "Élections au Mozambique : une campagne d'une violence inédite"

Tensions ravivées

Des résultats très partiels des élections présidentielle et législatives avaient commencé à être publiés vendredi par la Commission. Résultats qui, sans surprise, donnaient déjà une large avance au président sortant, ainsi qu'au parti au pouvoir.

Le Frelimo, qui dirige le Mozambique sans partage depuis l'indépendance du pays en 1975, avait même commencé à célébrer la victoire dimanche dans la capitale, avant même l'annonce officielle des résultats.

Ces élections représentaient un test après le fragile accord de paix conclu en août entre le parti au pouvoir et la Renamo, l'ex-rébellion active pendant la guerre civile (1975-1992).

Un accord censé mettre un point final à leurs affrontements, récurrents depuis plus de quarante ans. Mais la campagne électorale a ravivé les tensions entre les deux camps.

Avec AFP

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