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Pour Emmanuel Macron, la défaite définitive du groupe État islamique est la "priorité" de la France

Pour le président français, la mort du chef du groupe État islamique Abou Bakr al-Baghdadi est "un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape".
Pour le président français, la mort du chef du groupe État islamique Abou Bakr al-Baghdadi est "un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape". Carlo Allgeri, AFP

"Le combat continue" pour que l'organisation État islamique "soit définitivement défaite", a réagi le président français Emmanuel Macron après l'annonce par Washington de la mort du chef du groupe jihadiste, Abou Bakr al-Baghdadi.

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La mort du chef de l'organisation État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, est "un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape", a réagi Emmanuel Macron, dimanche 27 octobre. Quelques heures plus tôt, le président Donald Trump avait annoncé que le chef du groupe jihadiste avait été tué dans une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie.

Dans un tweet publié en fin d'après-midi, le président français a affirmé que la défaite définitive de l'organisation État islamique était la "priorité" de la France au Levant.

"La mort d'Al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape. Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l'organisation terroriste soit définitivement défaite. C'est notre priorité au Levant", écrit le président de la République.

"Retraite anticipée pour un terroriste, mais pas pour son organisation", a quant à elle déclaré la ministre des Armées, Florence Parly. Réagissant sur son compte Twitter, celle-ci a félicité "nos alliés américains pour cette opération", tout en appelant à "poursuivre le combat sans relâche" contre le groupe État islamique.

Réactions à l'étranger

"L'annonce américaine concernant l'opération contre Abou Bakr al-Baghdadi est une étape importante dans nos efforts contre le terrorisme international", a quant à lui commenté le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, ajoutant que "l'Otan reste engagée dans le combat contre notre ennemi commun de l'EI".

À l'étranger, plusieurs responsables politiques ont également réagi, à l'instar du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a estimé sur Twitter que "la mort du leader de Daech marque un tournant dans notre lutte conjointe contre le terrorisme".

Comme Emmanuel Macron, plusieurs dirigeants et responsables étrangers ont souligné que la disparition d'Abou Bakr al-Baghdadi ne signait pas la fin de son organisation. Pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, c'est un "moment important dans notre combat contre la terreur, mais la bataille contre le fléau de Daech (nom arabe du groupe État islamique) n'est pas terminée".

Moscou a déclaré de son côté ne pas disposer "d'informations fiables". Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a minimisé cette "énième 'mort'" du chef jihadiste, qui, selon lui, "n'a aucune signification opérationnelle pour la situation en Syrie". La mort d'Abou Bakr al-Baghdadi avait déjà été annoncée plusieurs fois ces dernières années.

De son côté, Mazloum Abdi, commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), craint que "les cellules dormantes" ne vengent Abou Bakr al-Baghdadi. "On s'attend à tout, y compris à des attaques contre les prisons", a ajouté le chef des FDS, partenaires de Washington durant la lutte contre l'organisation État islamique en Syrie. Dans les prisons qu'il évoque, et qui sont gérées par les forces kurdes, des milliers de jihadistes demeurent détenus.

Avec AFP

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