SYRIE

Les patrouilles russo-turques débuteront vendredi dans le nord de la Syrie

Recep Tayip Erdogan devant le groupe parlementaire de son parti à Ankara, le 30 octobre 2019.
Recep Tayip Erdogan devant le groupe parlementaire de son parti à Ankara, le 30 octobre 2019. Reuters

Recep Tayyip Erdogan a annoncé, mercredi, que les patrouilles conjointes entre les armées turque et russe débuteront vendredi dans la "zone de sécurité" établie en territoire syrien, le long de la frontière avec la Turquie.

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À partir de vendredi, des patrouilles conjointes entre les armées turque et russe seront organisées dans "la zone de sécurité" établie en territoire syrien, a annoncé mercredi 30 octobre le président turc Recep Tayyip Erdogan dans un discours devant le groupe parlementaire de son parti à Ankara.

Aux termes d'un accord conclu la semaine dernière entre le président turc et son homologue russe Vladimir Poutine, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) avait jusqu'à mardi 15 h GMT pour se retirer de ses positions frontalières de la Turquie. Le président turc a affirmé mercredi disposer d'informations selon lesquelles les combattants kurdes des YPG ne s'étaient pas totalement retirés de cette bande de territoire de 30 km de large.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait pourtant affirmé mardi que le retrait des combattants kurdes était terminé.

Une patrouille prévue initialement mardi

Pour le vérifier, la Turquie devait mener à partir de mardi soir des patrouilles conjointes avec la Russie, aux termes de l'accord conclu la semaine dernière à Sotchi entre Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine. Les patrouilles ne vont finalement débuter que vendredi et elles ne s'enfonceront dans un premier temps que de sept kilomètres en territoire syrien, au lieu des 10 initialement prévus, a précisé le président turc.

La Turquie entend mettre en place une "zone de sécurité" d'une trentaine de kilomètres de profondeur le long de sa frontière pour séparer celle-ci des YPG, qu'elle qualifie de "terroristes" mais qui sont alliées aux pays occidentaux dans la lutte contre l’organisation État islamique.

L'accord avec la Russie et un autre conclu quelques jours auparavant avec les États-Unis ont permis l'arrêt d'une offensive que la Turquie avait lancée le 9 octobre contre les forces kurdes.

"Nous nous réservons le droit de reprendre notre opération si nous voyons que les terroristes ne se sont pas retirés au-delà de 30 km ou si les attaques continuent, d'où qu'elles viennent", a précisé Recep Tayyip Erdogan.

La France doit, de son côté, mettre au vote, mercredi, une résolution condamnant l'action du président turc. Une démarche symbolique qui n'aura aucune conséquence sur le sort des Kurdes.

Offensive turque en Syrie : en France, une résolution pour condamner l'action d'Ankara

 

Avec AFP et Reuters

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