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Liban : le président Michel Aoun favorable à des ministres choisis pour leurs "compétences"

Le président libanais, Michel Aoun, s'exprimant depuis le palais présidentiel de Baabda, à Beyrouth, le 31 octobre 2019.
Le président libanais, Michel Aoun, s'exprimant depuis le palais présidentiel de Baabda, à Beyrouth, le 31 octobre 2019. Dalati & Nohra, AFP

Après deux semaines de manifestations et la démission du Premier ministre Saad Hariri, le président Michel Aoun s'est adressé jeudi aux Libanais lors d'une allocution télévisée, appelant à la formation d'un gouvernement "productif".

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Sous pression de la rue, le président libanais Michel Aoun a appelé, jeudi 31 octobre, à la formation d'un gouvernement "productif", composé de ministres choisis pour leurs "compétences" et non pour leur appartenance politique.

"Les ministres devront être choisi(e)s en fonction de leurs compétences, non de leurs allégeances politiques (...) d'autant que le Liban se trouve à un tournant critique, notamment sur le plan économique, et a désespérément besoin d'un gouvernement harmonieux capable d'être productif", a déclaré le chef de l'État.

Michel Aoun s'est engagé à "poursuivre la lutte contre la corruption" et à œuvrer en faveur de la formation d'un nouveau cabinet capable de répondre aux "aspirations des Libanais (...) et de réaliser ce que le gouvernement précédent a failli" à faire, a-t-il dit.

Le président libanais a par ailleurs exprimé sa volonté de dépasser la répartition confessionnelle du pouvoir. Le Liban repose en effet depuis son indépendance, en 1943, sur le "confessionnalisme", un système politique complexe basé sur l'équilibre entre différentes confessions. La mise en place d'une gouvernance non confessionnelle fait partie des revendications des manifestants.

"Tous, ça veut dire tous"

Ces promesses n'ont pas calmé les manifestants, qui accusent le gouvernement d'incompétence et de corruption. À peine le discours terminé, ceux massés au centre de la capitale ont scandé "Tous, ça veut dire tous", un slogan phare de la contestation affirmant leur souhait de voir partir tous les dirigeants au pouvoir, sans exception.

>> À voir : "Démission de Saad Hariri : la rue a-t-elle vraiment obtenu gain de cause ?"

"Dégage, dégage, tu as affamé tout le monde" et "Le peuple veut la chute du régime", ont encore crié les manifestants, qui suivaient le discours en direct, retransmis sur un écran géant.

Déclenché le 17 octobre, le mouvement de contestation, qui a pris de court les partis au pouvoir, continue de mobiliser des dizaines de milliers de Libanais à travers plusieurs régions du pays. Les manifestants, qui ont obtenu la démission du Premier ministre Saad Hariri le 29 octobre, réclament un renouvellement complet de la classe politique restée inchangée depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

Liban : malgré la démission de Saad Hariri, les manifestations se poursuivent

Avec AFP

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