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Mondial de rugby: trois lignes de front pour une finale

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Tokyo (AFP)

La capacité de l'Angleterre à résister à la puissance des avants sud-africains et à imposer son jeu, notamment grâce à sa doublette d'ouvreurs composée de George Ford et Owen Farrell, sera l'une des clés de la finale de Coupe du monde, samedi à Yokohama (banlieue de Tokyo).

+ La 2e ligne anglaise à l'épreuve du feu

Après le récital livré en demi-finales face à Brodie Retallick et Sam Whitelock, où elle a écoeuré en touche et dans les groupés-pénétrants la Nouvelle-Zélande (19-7), la deuxième ligne anglaise composée de Maro Itoje et Courtney Lawes passera un autre genre de test samedi.

Peut-être moins dans les airs et un peu plus au ras du sol, dans le combat au près, pour contrer la puissance des Springboks, qui devraient de nouveau insister sur le combat d'avants, et mettre la charnière dans de bonnes conditions en assurant des libérations de balle rapides par leurs déblayages dans les regroupements.

Un défi face à l'attelage springbok, mieux outillé que celui des All Blacks avec la férocité et le poids d'Eben Etzebeth (2,03 m, 117 kg), Lood de Jager (2,05 m, 122 kg). Qui plus est, la deuxième lame sud-africaine devrait rentrer en cours de match, RG Snyman (2,06 m, 117 kg) et Franco Mostert (1,98 m, 112 kg) faisant partie des six avants placés sur le banc par le sélectionneur Rassie Erasmus.

+ L'Angleterre, une nouvelle chance au grattage

Ils ont remplacé le duo australien "Pooper" (David Pocok et Michael Hooper) dans le rôle du duo de flankers le plus pénible au monde: les "kamikaze kids" anglais Tom Curry et Sam Underhill ont de nouveau rayonné face aux All Blacks, par leur abattage défensif et leur capacité à mettre les mains dans les regroupements pour "gratter" des ballons ou en ralentir la sortie.

Confirmation attendue face aux Sud-Africains qui, à l'inverse des Néo-Zélandais, n'aligneront pas en troisième ligne un deuxième ligne de métier, pour la première fois au niveau international (Scott Barrett). Mais un joueur plutôt mobile, le capitaine Siya Kolisi, et un autre davantage dense, Pieter-Steph Du Toit.

Ils encadreront Duane Vermeulen (1,93 m, 117 kg), qui livrera face à Billy Vunipola (1,88 m, 126 kg) un duel de gros porteurs de balle, crucial pour permettre à leurs équipes de gagner le premier impact, jouer dans l'avancée et marquer (physiquement et mentalement) l'adversaire. Vunipola en est conscient: "J'ai joué plusieurs fois contre lui (Vermeulen), et il a pris le dessus les fois précédentes. Je vais essayer de faire de mon mieux pour gagner cette petite bataille qui, j'espère, va aider l'équipe."

+ Au centre des attentions

C'était l'une des interrogations de la composition anglaise: Eddie Jones allait-il maintenir sa confiance à la doublette de N.10 George Ford (ouverture) et Owen Farrell (centre) pour, notamment, promener au pied les Springboks comme les Néo-Zélandais ? Ou bien placer Ford sur le banc, pour décaler à l'ouverture Farrell et muscler son centre avec Henry Slade associé à Manu Tuilagi, comme en quarts de finale face à l'Australie (40-16), dont il craignait la puissance ?

Le technicien australien a finalement opté pour la première option et la continuité, et le triangle 10-12-13 anglais (Ford-Farrell-Tuilagi) devra être en mesure de museler la force de pénétration du premier centre des Springboks, Damian De Allende (1,89 m, 101 kg). Lequel, associé à Lukhayo Am, plus véloce, a martyrisé les Gallois en demi-finales (19-16), avançant sur chaque impact et inscrivant le seul essai de son équipe. Il devrait particulièrement viser la zone de Ford qui malgré un phsique courant (1,78 m, 84 kg) répond souvent présent en défense.

L'Afrique du Sud, elle, aura pour défi de freiner au maximum les avancées de Tuilagi (1,85 m, 111 kg), "le joueur qui fait avancer" les Anglais selon le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus. Et réduire l'influence du duo Ford-Farrell, "les deux joueurs qui distribuent le jeu et créent des espaces" pour leurs coéquipiers. A la main, ou au pied.

Le pied est justement l'un des points forts de l'ouvreur sud-africain Handré Pollard, auteur de la pénalité de la "gagne" face au XV du Poireau en demi-finales. Le futur joueur de Montpellier avait aussi déclenché le seul essai de son équipe en attaquant, pour une fois, la ligne d'avantage. Il devra de nouveau trouver le bon équilibre entre pied et main pour aider les Springboks à remporter leur troisième titre mondial (après 1995 et 2007).

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