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Selon l’ONU, le traitement infligé à Julian Assange met sa vie en danger

Des personnes manifestent devant le tribunal de Westminster à Londres, le 21 octobre 2019, contre l’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis.
Des personnes manifestent devant le tribunal de Westminster à Londres, le 21 octobre 2019, contre l’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. Isabel Infantes, AFP

Le rapporteur de l'ONU sur la torture a exprimé son inquiétude, dans un communiqué rendu public vendredi, sur l'état de santé de Julian Assange, le fondateur australien de WikiLeaks détenu au Royaume-Uni depuis avril.

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L'ONU s'inquiète pour la santé de Julian Assange, le fondateur australien de WikiLeaks accusé d'espionnage par Washington et menacé d'extradition vers les États-Unis. Nils Melzer, rapporteur des Nations-unies sur la torture, a exprimé vendredi 1er novembre son "inquiétude face à la détérioration continue de la santé de Julian Assange depuis son arrestation et sa détention au début de cette année", affirmant que "sa vie était désormais en danger".

"À moins que le Royaume-Uni ne change d'urgence de cap et n'améliore sa situation inhumaine, l'exposition continue de Julian Assange à l'arbitraire et aux violations de ses droits pourrait bientôt lui coûter la vie", a-t-il déclaré.

Nils Melzer a précisé à l'AFP que son inquiétude actuelle était liée à de "nouvelles informations médicales transmises par plusieurs sources fiables affirmant que la santé de Julian Assange est entrée dans un cercle vicieux d'anxiété, de stress et d'impuissance, typique des personnes exposées à un isolement prolongé et à un arbitraire constant".

"Oppression"

"Bien qu'il soit difficile de prédire avec certitude l'évolution précise de ces symptômes, ceux-ci peuvent rapidement se transformer en une situation mettant la vie en danger, impliquant un arrêt cardiaque ou une dépression nerveuse", a fait valoir le rapporteur.

Cet expert indépendant de l'ONU et professeur de droit international avait rendu visite en mai, accompagné de médecins, au fondateur de WikiLeaks dans sa prison londonienne, un mois après son arrestation par la police britannique à l'ambassade d'Équateur.

À la suite de cette visite, Nils Melzer avait affirmé que Julian Assange avait été victime de "maux physiques" et présentait "tous les symptômes typiques d'une exposition prolongée à la torture psychologique, une anxiété chronique et des traumatismes psychologiques intenses". Julian Assange "continue d'être détenu dans des conditions d'oppression et d'isolement et de surveillance, non justifiées par son statut de détenu", a relevé vendredi le rapporteur.

Le 21 octobre, l'Australien de 48 ans est apparu désorienté au cours de sa première apparition en public en six mois, bredouillant pendant une audience à Londres et semblant avoir des difficultés à se rappeler sa date de naissance. À la fin de l'audience, il avait déclaré ne pas savoir ce qui s'était passé et s'était plaint de ses conditions de détention à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh.

Une peine de 175 ans d'emprisonnement

En 2012, Julian Assange, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol, s'était réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède ou vers les États-Unis, en raison de la diffusion de documents secrets américains par son site internet.

>> À lire : Arrestation de Julian Assange : quel avenir judiciaire pour le fondateur de WikiLeaks ?

Après sept années passées dans la représentation diplomatique, il en avait été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'accord de Quito. Immédiatement placé en détention, il a été condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Julian Assange encourt une peine allant jusqu'à 175 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis. Il lui est reproché d'avoir mis en danger certaines sources américaines au moment de la publication, en 2010, par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Avec AFP

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