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Les armées turque et russe patrouillent ensemble pour la première fois en Syrie

Des véhicules blindés turcs déployés près de la ville de Kiziltepe, en Turquie, en direction de la Syrie, le 1er novembre 2019.
Des véhicules blindés turcs déployés près de la ville de Kiziltepe, en Turquie, en direction de la Syrie, le 1er novembre 2019. Ministère de la Défense turc

Pour la première fois depuis l’accord qui a mis fin à l’offensive militaire d’Ankara dans le nord-est de la Syrie, la Turquie et la Russie patrouillent conjointement, vendredi, à la frontière turco-syrienne.

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Cela faisait partie des termes de l’accord russo-turc signé le 22 octobre. Vendredi 1er novembre, des militaires turcs et russes ont commencé à patrouiller ensemble la zone frontalière au nord-est de la Syrie.

Les patrouilles ont débuté à environ 9h GMT dans un village de la région de Dirbassiyeh, a constaté le correspondant de l'AFP depuis le côté turc de la frontière où l'armée turque a emmené des journalistes pour couvrir l'évènement.

A bord d'une dizaine de véhicules militaires turcs et russes, les soldats se sont dirigés vers l'est de Dirbassiyeh pour patrouiller dans une bande de territoire longue de plusieurs dizaines de kilomètres, selon des sources militaires turques.

Vérifier le retrait des Kurdes

Aux termes d'un accord conclu le 22 octobre entre les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) avait jusqu'à mardi 15h GMT pour se retirer de ses positions frontalières de la Turquie.

Ankara entend mettre en place une "zone de sécurité" d'une trentaine de kilomètres de profondeur le long de sa frontière pour séparer celle-ci des YPG, qu'elle qualifie de "terroristes" mais qui sont alliées aux pays occidentaux dans la lutte contre l'organisation État islamique (OEI).

Alors que le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait affirmé mardi que le retrait des combattants kurdes était terminé, le président turc a par la suite déclaré que la Turquie pourrait vérifier la réalité de ce départ après le lancement des patrouilles conjointes avec les Russes.

Sous le contrôle de Damas

Lors d’une interview enregistrée à la télévision d’État, le président syrien Bachar al-Assad a pour sa part déclaré ne pas vouloir "transformer la Turquie en ennemi", malgré l’offensive de son "ennemi"  Recep Tayyip Erdogan dans le nord du pays, qui avait provoqué des affrontements avec des militaires syriens à la mi-octobre.

"C'est là qu'intervient le rôle des [pays] amis", à l'instar de la Russie et de l'Iran, a-t-il indiqué.

Il a ajouté que des secteurs du nord-est syrien encore sous le contrôle des YPG vont repasser sous le contrôle de Damas sans le cadre d'un accord conclu entre les deux camps. Selon lui, Le gouvernement n'exigera pas immédiatement des combattants kurdes qu'ils restituent leurs armes lorsque l'armée syrienne se déploiera sur ces territoires.

Avec AFP et Reuters

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