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L1: Marseille et Villas Boas, cette fois, ça compte vraiment

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Marseille (AFP)

L'Olympique de Marseille a grillé ses jokers: après la rouste à Paris (4-0) et l'élimination en Coupe de la Ligue à Monaco (2-1), l'OM a devant lui une semaine cruciale pour son entraîneur André Villas Boas, avec l'accueil de deux concurrents directs, Lille et Lyon.

"Jouer deux matches comme ceux-là au Vélodrome contre des concurrents directs, évidemment, cela peut faire perdre de la confiance à l'équipe". Le discours du coach portugais de Marseille, vendredi à la veille d'OM-Losc (17h30), a le mérite d'être honnête.

Après deux rencontres, dimanche et mercredi, soldées par deux défaites nettes contre le PSG et l'ASM, il faut en effet alerter les troupes en vue de ce qui les attend lors des 12e et 13e journées de championnat, où deux nouveaux revers plongeraient le club phocéen dans la crise, si tant est qu'il en soit réellement sorti.

Car l'entraîneur n'a pas trouvé la clé depuis son arrivée à l'intersaison: il tâtonne encore sur son système, et ne peut toujours pas capitaliser sur un onze type en raison des blessures - Florian Thauvin jusqu'à la trêve, Alvaro Gonzalez pendant un mois - ou des suspensions - Dimitri Payet pendant quatre matches en octobre.

- "Des médicaments, j'en cherche" -

"Heureusement, le classement est en notre faveur, car vu les résultats, on devrait être plus bas", pose le technicien, tout heureux de voir son club figurer à la 7e place du tableau avec seulement quatre victoires et un seul succès sur les six derniers matches de championnat.

Villas Boas, en tout cas, ne se cache pas. Il assume la responsabilité des deux premières périodes "honteuses" de son équipe à Paris puis à Monaco. Et a conscience de la situation du club, fragilisé après deux rencontres moins essentielles à ses yeux que celles qui arrivent dans le calendrier.

"Des médicaments, j'en cherche", assure-t-il. "On prend trop de buts en première mi-temps, et on chasse toujours les matches", poursuit le technicien... tout en remarquant aussi que même quand ce ne fut pas le cas, à Strasbourg le 20 octobre (2-0), les Olympiens avaient eu du mal à conserver leur avance.

Une hésitation palpable également lorsqu'il est invité à réagir sur les solutions à trouver pour repartir de l'avant: "Ce qu'il faut faire, c'est entrer dans le match avec plus d'intensité", avance d'une part Villas Boas. "Mais dans un match, tout peut arriver", contrebalance-t-il, en faisant référence aux "erreurs infantiles" ayant conduit son groupe à la déroute au Parc des Princes et à Louis-II.

- Colère à Monaco -

Pour résumer, "on ne peut pas aller à la pharmacie et acheter de la créativité, de la mentalité. Soit tu l'as, dans ton coeur à la naissance, soit tu ne l'as pas", selon le coach portugais, sourire aux lèvres en conférence de presse vendredi.

Si le sourire persiste encore de façade, il s'estompe tout de même un peu plus en interne: mardi soir à Monaco, il a fait place à la colère, à la mi-temps du seizième de finale de Coupe de la Ligue. "J'ai été dur car ce n'était pas possible", confirme le coach. "Il nous a bien secoués, il fallait le faire et il l'a fait. Cela a permis de nous remettre en question, de se demander pourquoi cela ne marche pas", prolonge le milieu de terrain Morgan Sanson.

Pourquoi cela ne marche-t-il pas, justement ? Ni l'entraîneur ni le joueur ne semblent en mesure de répondre clairement. Mais tous deux s'accordent sur une chose, comme le dit Sanson avant les deux rencontres à venir: "Soit on se donne un bon bol d'air, soit on peut se retrouver dans le ventre mou à galérer dans les prochaines semaines."

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