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Un soldat français tué au Mali, le groupe État islamique revendique l'attaque

Des militaires français de l'opération Barkhane, dans la région de Gourma, au Mali, le 27 mars 2019.
Des militaires français de l'opération Barkhane, dans la région de Gourma, au Mali, le 27 mars 2019. Daphné Benoit, AFP

Le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka, à l’est du Mali, a annoncé samedi l'Élysée. L'organisation État islamique a revendiqué l'attaque.

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Un militaire français a été tué lors d'une opération, samedi 2 novembre, dans la matinée au Mali, après "le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence. L'attaque a été revendiquée par l'organisation État islamique (OEI).

Deux soldats maliens ont été tués et six ont été blessés également samedi lors d'une patrouille dans le centre du Mali, après le passage de leur véhicule sur un engin explosif, a annoncé dimanche 3 novembre l'armée malienne.

Wassim Nasr, journaliste de France 24 spécialiste des réseaux jihadistes, indique que Ronan Pointeau est "le premier mort de l'armée française face au groupe État islamique sur zone de manière officielle".

L'OEI a également revendiqué l'attaque menée la veille contre l'armée malienne dans cette région, à Indelimane, qui a fait une cinquantaine de morts tandis que le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry, a affirmé à l'AFP que le décès du Français n'a "aucun lien" avec cette dernière.

"Le combat n'est pas terminé"

Emmanuel Macron a salué "le sacrifice" du militaire, et exprimé "ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel", "ainsi que vers leurs frères d'armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme". Le président a encore assuré "de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances".

La ministre des Armées, Florence Parly, a elle annoncé qu'elle se rendrait "très prochainement au Mali, afin de s'entretenir avec les autorités ".

Dans un communique, la ministre précise que le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures "après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka, au Mali", à proximité de la frontière avec le Niger.

"Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n'est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière", a poursuivi la ministre dans un communiqué.

Deux autres militaires de ce régiment avaient été tués le 21 février par l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule entre les villes de Gao et Ménaka, dans la zone dite "des trois frontières".

Avec AFP

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