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REPORTAGE

Au Liban, le confessionnalisme devenu un système politique décrié

Les manifestants bloquent des routes et autoroutes à Beyrouth, lundi 4 novembre 2019.
Les manifestants bloquent des routes et autoroutes à Beyrouth, lundi 4 novembre 2019. Capture France 24

Au Liban, les manifestants fustigent le confessionnalisme. Ils demandent la fin de ce système politique basé sur l'équilibre entre les différentes communautés religieuses. Reportage à Beyrouth.

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Selon la Constitution, le président du Parlement libanais doit être un musulman chiite, le Premier ministre est un sunnite et le chef de l'État, un chrétien. Cet accord de 1989 a mis fin à la guerre civile mais il est aujourd’hui accusé de favoriser le clientélisme et le repli communautaire.

Les manifestants, qui participent au mouvement de contestation déclenché le 17 octobre, réclament un renouvellement complet de la classe politique restée inchangée depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Beaucoup des dirigeants actuels ont tenu les armes. Aujourd'hui les manifestants veulent voir de nouveaux visages.  “On n'est pas dans la rue pour protester contre le président et les siens. Nous n'avons rien contre eux en tant que tels. Mais on ne veut plus que nos dirigeants s'expriment au nom des chrétiens ou des musulmans. On veut qu'ils parlent au nom du Liban”, résume Karina, une étudiante en arts plastiques.

Pour cette nouvelle génération, il est temps de tourner la page de la guerre. Avec force et en musique, les jeunes Libanais réclament aujourd'hui un nouveau contrat social.  

>> À lire aussi : Quels scénarios au Liban après la démission de Saad Hariri ?

 

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